Sauf que…

Quand j’étais enceinte, c’était une évidence pour moi : j’allaiterais mon bébé. Ma mère avait allaité mes frères et sœurs (mais pas moi : j’étais sa première et personne autour d’elle n’ayant allaité, elle n’y avait « pas pensé » m’a-t-elle dit).
J’ai assisté à un « cours » sur l’allaitement pendant la préparation à l’accouchement, on a regardé des jolies photos de cacas de bébés allaités (« c’est IMPORTANT de bien repérer la bonne couleur de caca » ), on a parlé de positions d’allaitement, de réflexe de fouissement, tout ça tout ça.
Bon, ben d’accord, allaiter c’est naturel, mon bébé, dès sa naissance, il rampera et viendra prendre mon sein, super ! J’ai hâte ! (sauf de changer les couches plein de joli caca or, cela dit)

Sauf que.
Sauf que mon fils est né avec quatre semaines d’avance, en 3h30, et que tout ce qu’il avait envie de faire après sa naissance, c’était dormir.
Sauf que mes seins n’étaient apparemment pas « bien pour allaiter » (ah bon), du coup bouts de seins en silicone.
Sauf que mon fils avait un gros frein de langue qui gênait le réflexe de succion (on lui a coupé, mais c’est pas pour autant qu’il a pu tirer la langue « comme il fallait »).
Sauf que le personnel de la maternité m’a dit de la merde et a fait de la merde : plaquage de tête de bébé contre mon sein, phrases chocs du genre « Ohlalalala ! Mais il faut lui donner un complément hein, là ça va pas aller du tout ! », « Les bouts de seins, faut pas les utiliser trop, sinon vous n’aurez plus de lait ! »…
Sauf que la maternité m’a fait louer un tire-lait tenant de la trayeuse à vache (pauvres vaches).
Sauf que le personnel de la maternité m’a convaincue de faire dormir mon fils à la nursery pour que je puisse me reposer (oui, mais moi j’arrivais pas à dormir sans mon fils à côté de moi… bref), au moment où j’aurais dû avoir ma montée de lait.

Je suis sortie de la maternité avec ma trayeuse à vache, ma montée de lait qui commençait tout juste, mon moral à – 4000 (« Mais comment on va faire tout seuls ? »), et une superbe phrase d’encouragement : « Vous savez, il vaut mieux donner un biberon avec amour que le sein à contrecœur ! ».

« Moi, là, c’est le biberon que je donnerais à contrecœur. »
Bam.
Connasse.

J’ai un compagnon en or. Il m’a soutenue jusqu’au bout. C’est lui qui a téléphoné à une consultante en lactation, qui nous y a emmenés, qui lui a expliqué ce qui se passait (moi je pouvais pas, je passais mon temps à chialer).
Elle nous a envoyés voir une fasciathérapeute (la fasciathérapie est un dérivé de l’ostéopathie), qui a manipulé notre fils avec douceur et, ô magie, le lendemain, il tirait la langue !
Elle m’a fait rendre la trayeuse et louer un tire-lait plus humain.
Elle m’a aidée à trouver une position d’allaitement qui me convienne.

Mais malgré tout, ça ne « prenait pas ». Je n’arrivais pas à mettre mon bébé hurleur et gesticulant au sein, j’en pleurais à chaque fois. L’épuisement n’aidait pas non plus. J’appréhendais chaque tétée, je me sentais incapable de nourrir mon fils moi-même. Du coup, je tirais mon lait régulièrement et après chaque essai raté, on lui donnait mon lait à la paille (ou du lait artificiel si je n’avais pas tiré assez).

Ça a duré trois semaines. Et puis quand mon compagnon a fini par péter les plombs et pleurer, j’ai compris que c’était mort. La consultante en lactation avait plus ou moins baissé les bras (« Je ne vois pas ce que je peux faire de plus »), et là mon seul soutien s’écroulait (je ne lui en veux pas du tout, je considère qu’il a vraiment fait tout ce qu’il pouvait physiquement et moralement). J’ai fini par abandonner, je n’en pouvais plus de voir mon bébé hurler au sein dès que j’essayais de le faire téter, j’avais vraiment l’impression qu’il me détestait. Et puis j’ai fini par avoir des crevasses. Le truc qui m’a tuée… J’ai continué à tirer mon lait pendant 2-3 semaines, et puis fini. On est passés progressivement au lait artificiel.

Le lait artificiel, tiens. Le premier truc qu’on lui a fait manger, c’était du LA. Parce qu’il fallait « absolument un complément, hein ! » Moi je savais pas trop, j’ai laissé faire. Mais avec le recul (et maintenant que j’ai les infos en main), je sais que ça a été une erreur. Du coup, j’ai fait un allaitement « mixte », hein, comme on dit… parce qu’on avait besoin de ce support. C’était rassurant d’avoir une boîte de LA « comme à la maternité », pour les cas où ça se passerait pas bien. Le jour où on est tombé en panne de cette préparation-là, je vous explique pas la panique…

Le deuil de cet allaitement a été long, 2 mois et demi – 3 mois, à vue de nez. Au début, je refusais de voir d’autres femmes allaiter leur enfant, je trouvais ça tellement injuste qu’elles y arrivent et pas moi ! J’ai jamais autant pleuré de ma vie (et pourtant, je n’ai habituellement pas la larme facile). Et paradoxalement, je lisais tout ce que je pouvais trouver sur l’allaitement. Ça me faisait mal, mais je continuais à ingurgiter des textes, des témoignages, des trucs bien et de la merde. J’ai vaguement songé à une relactation, mais quand j’en ai parlé à mon compagnon, j’ai compris que je n’aurai pas son soutien.

Et puis c’est passé, la raison l’a emporté sur l’émotion.

Je regrette que ma mère ne m’ait pas dit que pour son premier allaitement, ça avait été difficile. Peut-être que si j’avais su ça, je me serais mieux préparée aux difficultés ?
Je regrette qu’on m’ait résumé les difficultés de l’allaitement à des problèmes physiques en rapport avec les seins (crevasses, engorgements, etc).
Je regrette d’avoir été si naïve, d’avoir cru que naturel rimait avec facilité.
Je regrette que personne autour de moi n’ait compris à quel point il était important pour moi d’allaiter mon fils.
Je regrette de n’avoir pas su chercher et trouver l’aide et le soutien dont nous avions besoin tous les trois.
Je regrette de n’avoir pas été assez forte.

Maintenant, mon fils a 9 mois et demi et j’ai bien un petit pincement au cœur quand je pense à cette période, mais j’ai mûri, je suis moins naïve, plus informée sur le sujet et je sais que pour mon deuxième enfant, j’essaierai mieux. Pas plus fort, pas plus dur, pas plus longtemps, juste mieux : je me préparerai mieux, j’écouterai seulement les conseils que j’aurai sollicités, je serai (j’espère) moins prise de court et mieux informée. Et j’espère que nous aurons des gens pour nous soutenir si ça ne va pas.

Par Hélène.

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34 réponses à “Sauf que…

  1. Ca y est, j’ai chialé. Très beau témoignage et belle prise de recul, je te souhaite un très bel allaitement pour le second…

  2. Voilà j’en chiale ! Je me revois trop dans ton histoire !!!
    Qu’est ce que j’ai pu pleurer, et les réfléxions assassine de l’entourage du genre « oh mais c’est dommage, tu perds le meilleur en tirant ton lait » et mon homme qui perdait patience à entendre son fils pleurer avec l’envie violente de lui donner à manger, de pas supporter de voir son fils hurler à un moment qui devait être magique 😥
    Et même si malgré tout j’ai réussi à allaiter en exclusif 3 mois, le manque de lait que je subit aujourd’hui j’en suis persuadé est lié au mauvais départ, à une montée de lait faite artificiellement avec ce putain de tire lait, à ce traumatisme qu’ils ont fait subir à mon fils 😥
    Merci pour ton témoignage, ca me donne l’impression d’être moins seule dans cet échec dans ce déchirement, dans cette impression que mon fils me détestait, qu’est-ce que ca a pu me déchirer le coeur. 5 mois après j’en suis toujours pas remise à 100%

    • Être moins seule… c’est exactement ça. Nous, on se sentait seuls au monde avec les difficultés qu’on avait, et c’était horrible.
      Récemment, une de mes amies a accouché et a vécu des débuts d’allaitement ressemblant aux miens. Le premier truc qui m’est venu à l’esprit c’était de lui dire ça : « tu n’es pas toute seule ! »

  3. Ca n’a pas dû être facile. Pas facile non plus de te livrer pour nous comme ça.
    La prochaine fois tu possèderas toutes les infos… et un bon réseau de Seintes !

  4. Ouah dur … je te prends virtuellement dans mes bras pour te donner un peu de réconfort, de maman à maman.
    Du soutien, tu en trouveras ici et dans tout bon groupe de soutien à l’allaitement. Toutes ensemble !!

  5. De te lire, Hélène, j’en ai les larmes aux yeux. Ton histoire résume bien celle de bon nombre d’allaitantes, dont l’envie d’allaiter se heurte à l’incompétence du personnel de la maternité. :’-(
    Bien sûr, il y a des personnels de santé qui sont formés, qui ont du bon sens et qui sauvent des allaitements… Mais ils sont tellement rares…

    Le plaquage de bébé contre le sein est bien trop souvent source de problèmes ; tu n’es pas la seule, loin de là, dont le bébé a mal vécu ce geste et associe l’approche du sein avec ce mauvais souvenir… Et a du mal à prendre sereinement le sein par la suite.

    On fait ce qu’on peut avec ce que l’on a, au moment où on l’a… Ce n’est pas toi, ce n’est pas ton corps qui a fait tourner court ton allaitement ; mais bien plutôt les gestes et les conseils qui ont entouré ses débuts. 😦

    N’hésite pas, pendant ta prochaine grossesse, à aller à des réunions de soutien à l’allaitement, comme La Leche League. Pouvoir échanger en direct avec des femme qui allaitent, qui ont ou ont eu des difficultés, qui partagent leurs astuces pour les surmonter, c’est parfois primordial pour continuer sereinement son petit bonhomme de chemin.
    Même sans problème d’allaitement, même sans bébé allaité, beaucoup de mamans continuent d’aller aux réunions (dont moi, ma dernière a 5 ans). Simplement parce que c’est une sacrée bouffée d’oxygène de pouvoir se poser et échanger, apporter et recevoir des connaissances…

    Et puis l’animatrice n’est pas seule. Si certaines difficultés d’allaitement la dépassent, elle peut se tourner vers son réseau de soutien pour trouver toutes les informations qui pourraient aider la maman à y faire face.

  6. Persévérance, voilà ce qu’il ressort de tout cela. Et beaucoup de peine à laquelle je compatis. Ma fille à 20 mois et j’ai toujours en travers de la gorge le fait de l’avoir si peu allaité. Je me console en me disant que c’est mieux que rien, certes et que si elle n’a pas été malade avant ses 1 an c’est peut-être un peu grâce à moi.
    Si on ne parle pas du bonheur d’allaiter son enfant et de l’émotion que cela peut susciter, que dire sur l’arrêt de l’allaitement… Le silence total !
    Merci pour ce témoignage poignant.

  7. Ne t’en veux surtout pas, tu as fait tout ce qui t’était possible de faire, et personnellement, je ne vois pas comment tu aurais pu faire mieux. Ton compagnon est extra, et ton fils a une maman en or, ne l’oublie pas. Et maintenant, tu as un réseau de mamans allaitantes avec toi, donc pour le 2ème, pour chaque question que tu te poseras, tu auras 50 réponses qui te donneront des pistes, alors oui, c’est dur, mais non, tu n’es pas seule !!!!!

  8. C’est fou c’qu’ le monde peut parfois nous paraitre vachement injuste bordel…Je ne sais que dire, là, tout se duite aprés a voir lu ceci….émotion…colère …You’re one real seinte et une maman bien courageusement humaine !!!^^

  9. Hélène j’ai l’impression de me lire…
    C’est pas la même histoire, mais c’est le même « échec » et les mêmes ressentis. Moi je ne m’en suis pas encore remise…

  10. je vous rejoins toutes, sentiments et ressentiments identiques. ça fait un peu moins d’un mois que j’ai fini par abandonner, et des larmes, j’en verse encore secrètement. C’est ma p’tite 4ème, et, c’est sûr, ma dernière, j’peux même pas me consoler en disant que je ferais mieux la prochaine fois … Je suis de tout coeur avec toi et ce qui peut te rassurer, c’est qu’aujourd’hui tu es bien entourée par nous toutes et on te soutiendra à tour de rôle, tu trouveras toujours conseil et oreille attentive ici, je le sais pour avoir eu, moi aussi besoin d’aide ici, beaucoup ont répondu et je les remercie.

  11. C’est si triste, si frustrant… j’ai connu cette même frustration pour mon premier, né avec 7 semaines d’avance, je crois que ce que je détestais par dessus tout c’était quand on me disait « oh bah tu sais on les éleve très bien au bib » « et puis vaut mieux un bib donné avec amour/sérénité… blablabla »

    J’ai pris ma revanche avec mon second, j’étais blindé d’infos et de motivation, il est encore allaité à 3 ans. Je t’avoue que je ne me suis jamais pardonnée de « ne pas avoir su » allaiter mon grand.

    Courage, moi je dis toujours à mon premier que non seulement il m’a appris à devenir mère, mais c’est grace a lui que j’ai pu allaiter sereinement son petit frère.

  12. Bonjour,

    Je me reconnais tellement dans ces quelques mots. J’ai eu la chance que mon bébé tétait super bien et que j’ai eu une montée de lait énorme ce qui m’a permis de sauver mon allaitement (après un accouchement catastrophique dont je ne me suis pas complétement remise…).
    Tu n’as pas à t’en vouloir, tu as fait tout ce que tu pouvais pour cet allaitement.
    Le suivant se passera différemment. Tu seras différente, ton bébé sera différent et surtout tu auras davantage d’expérience.

    Ma petite expérience (trois allaitements longs) me fait dire qu’il faut bien 4 à 6 semaines pour que l’allaitement se mette bien en place et c’est pas parce qu’on a l’expérience et le savoir que le deuxième, troisième allaitement se passera mieux. On saura juste mieux faire face aux difficultés (perso j’ai eu des crevasses et des engorgements pour les trois, vive la lanoline pour les premières et le tire lait pour le second…). Ce n’est pas pour faire peur mais juste pour que si ca arrive ce n’est pas anormal. C’est tout.

    Bon courage pour la suite !!!!

  13. Lire ce témoignage m’a fait monté les larmes… Et dire que moi, je me plains des remarques méchantes et déplacer qu’on me fait alors que j’allaite depuis bientot 3 ans. Si j’avais vécu ce que tu as vécu, j’aurai été traumatisée ! Belle preuve de courage…

    Et justement, a force de lire ce genre de témoignages, de voir le nb de femmes qui arrête l’allaitement par manque de courage, de soutien, d’explications,… j’ai demandé à la sage femme qui m’a suivi pdt ma grossesse (et avec qui je suis restée en contact, qui a été trés attentionnée pdt la période ou les hormones commandent notre vie !!) que si elle avait besoin, je suis partante pour parler aux futures mamans lors des séances de prépa à l’accouchement, qd on aborde le sujet « allaitement ».
    Mon but n’est pas de décourager les mamans face a l’allaitement, oh, non, mais de les encourager a poursuivre même si on a des doutes, même si on est fatiguée, même si on a l’impression d’etre un nichon sur patte, même si on a des difficultés… mon but est d’aider là ou je ne l’ai pas été et de faire un genre de SAV…
    Ma SF est ok. A voir comment on peut mettre ça en place maintenant.

    Bon courage a toi et je te souhaite un trés bon 2nd allaitement !

  14. trés émouvant, je te souhaite que pour le futur allaitement tout roule comme tu le souhaite , ca sera une belle revanche

  15. je n’vais pas faire dans l’original hein, mais j’ai eu la gorge serrée de te lire. témoignage poignant, et révoltant aussi, vu le manque de soutien …

  16. Merci pour tous ces messages. Ça fait vraiment du bien de se sentir écoutée (lue) et comprise.

  17. ton récit me fait penser à mon expérience avec mon premier … pas de soutient de la part des professionnels, du soutient de la part de mon homme, mais aussi une incompréhension de sa part à mon acharnement … et puis un abandon de ma part, pour 2 raisons, j’avais l’impression de ME faire plaisir en allaitant, mais de n’être pas indispensable à mon fils sur ce point là, et puis il mordait si fort … preuve surement que lui avait déjà abandonné ?!… ah ces fichus compléments si « nécessaires » !
    pour mon deuxième, et je te rassure un peu j’espère, j’ai été maitre de mon accouchement, de la naissance de mon fils et de la mise en route de l’allaitement symbole de notre relation émotionnelle et vitale. Il a presque 2 ans et demi, et il tète encore (tétées réconforts) et les mauvais conseils, les remarques désobligeantes, accusatrices etc, je ne les entends plus 😉 cette fois-ci ce n’est pas moi, mais eux qui ont capitulé ! 😀

  18. Je crois que j’aurais pu écrire cet article…j’ai vécue exactement la même chose pour mes 2 premiers. pour bb3 je me suis bien informée, on ne m’aura pas.

  19. Témoignage touchant, rageant, j’ai vécu en tout point la même chose, et aujourd’hui je suis persuadée que il y a comme une sorte de cassure dans le lien affectif avec mon fils. Et je pense que cela vient de cette mauvaise Expérience: stress, angoisse, pleure, sevrage express..(dans mon cas).
    je vous souhaite un allaitement plus serein pour votre prochain bébé.

  20. Bonsoir Hélène,

    Mon dieu que nos histoires sont semblables….Je me rend compte que nous ne sommes vraiment pas seules a rencontrer des difficultés d’allaitement!
    Moi aussi 3 semaines d’avances, petit bébé donc vite vite « du complément madame, c’est pour son bien » (et au bib en plus…) et « oh vous avez pas de bout de seins donc prenez -en en silicone »+ « montée de lait qui tarde un peu alors tire lait…. » Alors comme on n’y connait rien parce ce qu’on se figure que ça viendra naturellement après on tombe dans le panneau….
    Moi aussi, pas ou peu de soutien, un personnel chronométré qui n’a pas de temps a consacrer à la mise en place d’un allaitement compliqué, un mari un peu perdu entre le désir de voir son enfant grossir vite et bien (2kg3 naissance) et les désirs de sa femme, une belle mère qui me dit avec bcp de gentillesse « tu auras essayé au moins et tu n’es pas une mauvaise mère pour autant! ». Et les questions du genre: »mais pourquoi tu t’acharnes? » « ce n’est pas grave s’il notre fils boit du LA!, il t’aime quand même! » « tu cherches a prouver quoi? et à qui? à toi? » Des questions auxquelles je n’ai d’ailleurs tjs pas de réponse… sauf que c’était viscérale je devait y arriver… et même ça se n’est tjs pas compris par certaines personnes 😦
    Enfin au bout d’un mois d’acharnement, de lutte contre la terre entière (minimum..) de traites toutes les 3heures jours et nuits (pour faire des bib de mon lait) de conseils de ma super sage femme et de psychologue, je fini par capituler et commence mon deuil…
    Pourquoi, comment je ne le saurai jamais mais ce jour là juste pour me convaincre que c’est la bonne solution d’arrêté, je présente mon sein à mon fils, et le miracle c’est produit, il l’a pris et à tété comme un âne!
    Ça fait aujourd’hui 3 mois et demi (mon fils a 4mois et 1/2) qu’il est aux seins exclusivement, j’ appréhende la rentrée en crèche et la reprise du boulot, et même la diversification alimentaire… et ne veux surtout pas arrêter. Les mêmes personnes me donnent tjs autant de « bons » conseils et me posent tjs les mêmes questions….
    J’ai eu la chance, je m’en rend encore plus compte en lisant ton histoire, d’avoir fait « La bonne rencontre » avec Chantal ma SF, qui m’a donné le courage, la persévérance et finalement la confiance en moi qui me manquait, mais aussi et surtout le petit coup de pouce du destin qui a fait que ça a marché!
    Nous ne pouvons pas savoir comment se passerons les prochains allaitements mais une chose est sûre nous nous battrons jusqu’au bout et mettrons tout en oeuvre pour que ça fonctionne, et si ça ne marche pas et bien nous serons toujours de bonnes mamans!

  21. J’aurai aimé lire ce type de commentaire avant mon premier. C’est terrible d’être incapable d’allaiter son enfant alors que c’est la chose la plus naturelle du monde. Pourquoi tout le monde y arrive sauf moi? ça a été pour moi un échec. Quand j’ai attendu ma deuxième, il était évident que je devais y arriver et je me suis documentée (surtout des vidéos où l’on voit bonne et mauvais tétées) et surtout, je me suis motivée : « j’y arriverai coûte que coûte et je n’écouterai pas les idioties… ». Ma puce a actuellement 1,5 mois et tout se passe à merveille. Bon courage pour la suite.

  22. C’est fou comme on est nombreuses (beaucoup trop nombreuses !) à rater bêtement un allaitement par manque d’informations et de soutien…

  23. C’est très touchant, je finis la larme à l’oeil. Quel beau témoignage!

    Ma mère avait 17 ans quand je suis née, et elle en avait 21 pour mon frère, personne ne lui a parlé d’allaitement, elle a fait au feeling et elle a eu beaucoup de chance car elle a pu nous allaiter, moi pendant 6 mois, j’ai rarement été malade, je ne sais pas si c’est dû à cela, en tous cas, elle m’a vraiment donné envie de faire la même chose. Mais on est pas toutes égales sur ce sujet. Il faut l’accepter. Tu as du mérite, tu as vraiment TOUT fait pour y arriver, alors, pas de regret!!!! Tu as vraiment fait TOUT ton possible. Bravo pour ça!

  24. C’est bien triste de rater son allaitement suite à un mauvais départ dû à de bien mauvais conseils…..
    Tu n’auras pas ces « problèmes » pour ton second j’en suis sûre. J’espère lire un témoignage tout joyeux à ce moment là.

  25. Mais… mais… c’est mon histoire que tu racontes là… ?!!? C’est dingue, t’as accouché dans le même hôpital que moi, c’est pas possible…
    J’ai vécu exactement pareil, je me suis battue comme une lionne alors que la terre entière (y compris mon compagnon à qui je n’en veux pas, car il m’a soutenue longtemps avant de capituler) me disait d’arrêter.
    Compléments dès que ma fille a eu 36h, tire-lait qui faisait mal à mourir toutes les 2h pour tirer 5ml, donner du LA à la seringue… Des journées (et des nuits) entières à pleurer… Et tout le monde qui te demande : « Mais pq tu t’acharnes ? »…
    Finalement, une consultante en lactation m’a soutenue envers et contre tous et m’a proposé une relactation. Sans elle (et sans certaines personnes qui se reconnaîtront), je n’y serai jms arrivée ! Maintenant, ma fille a 20 mois et elle est tjrs allaitée.
    Ne culpabilise pas, pour le prochain, tu seras mieux informée !
    Merci pour ce beau témoignage.

  26. J’adore ce partage, tres emouvant ! on passe toutes par des sentiments et des emotions similaires.
    J’ai moi aussi appris que naturel n’est pas inne, et il existe une multitide de situations ou on ne sait pas quoi faire, ou un petit obstacle non resolu devient vite un probleme que personne ne sait resoudre, faute de pratique. ce qui m’a aidee, c’est d’avoir des personnes a qui je pouvais demander, et meme si parfois il fallait tester le 6e ou 7e conseil pour que ca marche, ca valait le coup ! on sera plus fortes pour le prochain episode !
    bonne continuation en tous cas et encore merci pour l’article !

  27. j’ai mal au coeur à te lire, car j’ai souffert très fort de crevasses terribles pour mon premier allaitement, et si clairement je n’avais pas été soutenue ET rencontré les bonnes personnes, je n’aurais pas pu continuer longtemps, car c’était terrible de douleur…

    je te souhaite de vivre un 2e allaitement plus heureux et plus serein (oui oui c’est possible, je le vis actuellement ! 🙂 )

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