Parce que ça ne coule pas toujours de source

L’allaitement, dans mon esprit, ça a toujours été naturel et évident.

Au cours de ma grossesse, j’ai appris qu’en réalité, ça pouvait ne pas être si évident que ça, qu’il pouvait y avoir des « complications » qui risqueraient de mettre en péril l’allaitement. Qui risqueraient de le faire capoter.

Là, j’ai commencé à flipper. Je ne me voyais pas ne pas allaiter.

Comment une chose si naturelle avait-elle pu perdre tout ce qu’elle doit avoir d’inné ?
On est des mammifères. Allaiter, c’est dans notre fonctionnement, ça devrait venir tout seul, sans efforts, sans précautions particulières.

Et pourtant.

Quand tu tapes dans Google « problèmes allaitement », tu as plus de deux millions sept cent milles réponses (oui, je l’écris en lettres parce que c’est incroyable !). C’est bien plus que pour « problèmes d’érection » qui plafonne lamentablement à 977 000… Tu te rends compte ? Moi, ça m’a étonnée. Grandement étonnée.
Mais bon, on n’est pas là pour parler de bites mais pour parler de nichons, de mes nichons même !

Mon gnome est arrivé par surprise à 35 SA (6 semaines d’avance pour les nullipares / néophytes).
Pour une raison protocolaire, pas de « tétée d’accueil », car après qu’on ait posé mon squatteur sur moi quelques secondes, que je le vois, le respire – il sentait tellement bon – il est parti direct pour quelques examens indispensables, pisté par Papouille, son père.
2kg950 le gigot ! On me prévoyait, à terme, un golgoth. Et ça aurait été le cas visiblement.
Bref, pas de soin intensifs ni de néonatologie. Tu m’étonnes, il était plus costaud que certains mômes nés à terme le même jour…

On me l’a rapporté dans une boite, une sorte d’aquarium avec un appareil à mesurer le taux d’oxygénation du nouveau-né. Encore ce protocole. Mais 100 % le taux d’oxygénation. Pour un prématuré, je ne suis pas peu fière !

Bref, une heure de couveuse plus tard, je suis enfin dans ma chambre avec le gnome en peau à peau (ça durera 8 jours non-stop. Première fringue du gnome enfilée pour la sortie de maternité.).
Je tente quelques mises au sein. C’est tout bizarre dans mes seins. Je ne sais pas vraiment s’il tète. Il en a l’air parfois.
Malheureusement, on s’apercevra assez vite qu’il ne tête pas assez. Pas assez dans le sens où téter lui demande plus d’énergie que ce que ça lui apporte.
Puis je ne lui facilite pas la tâche avec mes tétons minuscules et mous. Dès qu’il s’essaie à en attraper un, hop il se dérobe comme une vilaine savonnette mouillée !

Mais moi, je veux allaiter, je veux des solutions, je suis prête à tout. Je refuse catégoriquement de foirer mon allaitement.
Je vais me battre. Je dois y arriver. Pour lui.
C’est mon devoir, je suis sa mère. Si je ne le fais pas pour lui, personne ne le fera à ma place !

Christine, ma conseillère en lactation (attachée à la maternité) va alors nous prendre en charge le gnome, mes seins, Papouille et moi.
Elle me présente celui qui sera tantôt mon meilleur ami, tantôt mon pire ennemi : le tire-lait Harmony de chez Medela. Un double pompage. La Rolls Royce des tire-laits électriques. La solution à notre problème. Le quatrième membre de notre nouvelle famille mais aussi celui qui me demandera le plus d’efforts, celui qui sera souvent le plus bruyant, celui qui sera pendu à mes seins jour et nuit, toutes les trois heures, pendant de longues semaines en alternance avec le gnome.

Je tire donc mon lait. Je supporte les railleries de mes proches. On rigole du tire-lait, de mon côté vache laitière. Et il le faut ! Ma mère me surnomme Marguerite.
Elle et Papouille me trouvent courageuse.
Pour moi, je ne fais que ce qui me parait juste. Je ne suis pas courageuse, je suis devenue Maman.

Mes tête à tête nocturnes avec mon tire-lait sont souvent déprimants et bruyants.
Je tire peu à mon goût au début mais parait que c’est assez pour le gnome. Parait que son estomac n’est pas plus gros qu’un petit pois. Il est si petit que finalement, ça ne m’étonne pas tant que ça.

Je stimule tellement bien mes seins que ma montée de lait est explosive !
Le gnome est mis au sein avant chaque séance de TL et dès qu’il le souhaite.
En parallèle, il boit mon colostrum/lait au biberon. J’en suis pas fière de lui avoir filé des biberons pendant que mes seins fuyaient au moindre chouinement entendu (et dans une maternité, t’en entends des gamins !). Le premier mois, il est parfois complété par un peu de Milupa Préma. C’est moche mais c’est la vérité.
Je suis épuisée de tirer mon lait si régulièrement. De me lever la nuit toutes les 3 heures pour 20 à 30 min de traite et tout ce que ça implique :
– être assise bien droite sinon ton lait coule en dehors des tèterelles ou en ressort et ça c’est juste gâcher quand on connait la pénibilité du tirage de lait !
– avoir une paire de tèterelles propres
– avoir une paire de récipients propres (sacs congélation adaptables sur la tèterelle, bouteilles de biberon Medela adaptables)
– avoir de quoi se tenir éveillée (non parce que, le tire-lait, si bruyant soit-il, finit par te faire un gentil effet soporifique grâce à l’aspiration et au souffle de sa pompe : « hhhhiiiiiiiissss – pffffffffff »)
Un fois la traite terminée, faut aller mettre au frigo ou congélateur le précieux nectar, nettoyer les téterelles, accessoirement les récipients (si tu n’en as pas une flopée au départ et s’il ne s’agit pas de sacs de congélation), remettre le tout près de la tête de lit, s’apercevoir que : « oh ? ça fait déjà 45 minutes que je suis levée ? » et mettre son prochain réveil pour 2 ou 3 heures plus tard.

Je tiens un petit carnet de ma production de lait, des tétées et des ml de mon lait engloutis. Ça me permet de justifier mon allaitement auprès des personnes un peu récalcitrantes. De prouver que j’ai du lait, que j’en ai assez et que c’est suffisant pour nourrir mon fils.
Ça me permet aussi de me rassurer, de savoir que le gnome, il mange à sa faim. Parce que finalement, je suis la première à douter de ma capacité à nourrir correctement mon enfant.
J’observe aussi l’évolution de ma lactation, chaque jour, je peux tirer un peu plus de lait, fonction de ses besoins.
Mais ça ne fait pas de moi une mère sûre de ses capacités à l’allaitement. Pas encore du moins.

On se dit avec ma conseillère qu’en prenant des forces et en grandissant, il va finir par réussir à prendre mon téton correctement et qu’on pourra enfin passer à un allaitement exclusif au sein.

Oui, mais en fait, non.

Le gnome, à force de sucer ses biberons (ouais, un bib, ça ne se tète pas !), il oublie comment on tète un sein. Il devient paresseux. Il nous confond, la tétine en caoutchouc et moi.
C’est un coup dur. Un de plus.

Avec Christine, on va bricoler, tâtonner un peu pour trouver des solutions.
Elle comprend ma détresse. Ma frustration. Ma fatigue. Elle comprend aussi ma détermination – presque – sans faille. Elle comprend tout le soutien que Papouille m’apporte (il ne rate pas un rdv avec la Conseillère les premiers mois).
On ira jusqu’à mettre une tétine nuk physio (en caoutchouc, plus souple qu’en silicone) sur mon téton, exprimant manuellement mon lait dans la dite tétine pour le gnome.
Et tu sais quoi, ça a fonctionné, il s’est mis à tétouiller sa tétine et par conséquent à boire mon lait frais presque au sein.
De là, sur les conseils de Christine, j’investis dans des bouts de seins Dodie.
Des bouts de seins. Quel terme mochissime. En disant cela, ça me donne fortement l’impression d’être handicapée, de n’avoir pas de bouts à mes seins, pas de tétons et de devoir m’en coller des faux… Alors que des tétons, j’en ai, un au bout de chaque sein.
Bref, nous voilà, le gnome et moi prêts à nous entraîner à l’allaitement avec mes nouvelles prothèses !

Au bout de sept semaines de vie, le gnome est assez costaud pour enfin téter exclusivement au sein et lâcher ce foutu biberon (de LM, certes, mais biberon tout de même).
Pour nous rassurer, le corps médical et moi, le gnome est pesé après les grosses tétées afin de vérifier qu’il fait sa part du boulot et qu’il ne tète pas « dans le vide ».
Encore une petite quinzaine et on remise définitivement au placard mes vilaines – mais utiles – prothèses tétoniques en silicone.

Mon fils, mes seins, mon mari et moi, nous nous sommes battus pour cet allaitement.
Il y a eu des nuits difficiles, des larmes, de l’incompréhension (de ma part), de la frustration (de ma part, toujours). Mais il y a surtout eu le soutien ineffable de Papouille.
De plus, nous avons eu l’extrême chance d’être suivis, conseillés et encadrés par notre conseillère en lactation, Christine G et par notre pédiatre, Michel R.
Je leur suis infiniment reconnaissante et je le leur dis chaque fois que l’occasion m’en est donnée (soit assez régulièrement car ils nous suivent toujours).

Enceinte, j’appréhendais un hypothétique risque de complications pour mon allaitement à force de m’être presque trop renseignée, mais finalement, j’étais préparée et surtout déterminée à ne pas laisser tomber au moindre obstacle.

Pour finir, j’ai repris le boulot aux 11 mois du gnome (39h hebdo mais je fais souvent plus), j’ai deux tire-laits Medela :
– le Swing, simple pompage, sur pile ou secteur, idéal pour les voyages
– le Pump in style, double pompage, sur secteur (possibilité batterie)
J’ai une nounou qui accepte le LM, mais j’ai un fils qui a catégoriquement refusé les biberons jusqu’à environ 13/14 mois. Il ne buvait rien de la journée. Il acceptait le verre, parfois la paille. Mais toujours de très petites quantités de liquide.
J’ai investi dans une dizaine de biberons différents avec tétines différentes… Notre pédiatre nous a dit de laisser tomber, que le gnome refusait le biberon mais qu’il ne se laisserait de toute façon pas mourir de faim ou de soif. Qu’il se rattraperait le soir, la nuit. Qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter.

J’ai, néanmoins, tiré mon lait chaque soir et weekend jusqu’à ses 13 mois pour continuer mon stock.

Aujourd’hui, le gnome a 17 mois passés, il est toujours allaité et je peux dire fièrement que je suis son aliment préféré !
Va trouver un steak-frites ou un moelleux au chocolat qui te câline pendant que tu le dévores, qui te chante des chansonnettes (faux, bien évidemment, ça se saurait si j’étais née pour chanter !), qui te caresse la joue et te tortille les cheveux.

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25 réponses à “Parce que ça ne coule pas toujours de source

  1. Pffiiiouuu, si c’est pas de la volonté, je ne sais pas ce que c’est ! Tu devrais penser à être conseillère LLL, parce que là, je pense que t’es convaincue que n’importe quelle femme peut allaiter, à n’en pas douter.

    • J’aimerai avoir le temps de m’investir plus pour l’information, le soutien car c’est une base indispensable pour redonner à l’allaitement sa place et sa légitimité dans notre société.
      Mais je dois – dans un premier temps – me contenter d’interventions ponctuelles ici, sur mon blog, dans la salle d’attente de mon pédiatre ou à la maternité.
      C’est déjà ça !

  2. Très beau texte !
    Ça me donne du baume au coeur pour mon prochain bébé : en étant bien informée et avec du soutien, on peut y arriver malgré les difficultés.
    Merci.

    • Attention Hélène, je n’ai pas la prétention d’affirmer que TOUTES les femmes peuvent allaiter.
      Je tiens simplement à souligner qu’en se donnant un peu de peine, ça vaut réellement le coup de tout mettre en oeuvre pour allaiter son enfant et lui offrir ce qui lui revient de droit.
      Et il faut, en effet, être encadrée du mieux que tu le peux, tant sur le plan professionnel que personnel, c’est évident.

  3. bravo pour cette ténacité!! je suis aussi personnellement convaincue qu en s’écoutant et en étant soutenue chaque femme peut allaiter son marmot!! c’est la plus belle chose que j’ai faite et j’en suis fière!
    votre témoignage est vraiment émouvant.
    BRAVO

    • Je suis une véritable tête de mule, je n’ai donc aucun mérite :-p
      Je m’aperçois qu’un de mes plus gros défauts s’est enfin avéré être une qualité de premier ordre !

  4. Pingback: Convaincue et engagée ! « MèreDouille·

  5. Ce qui est magnifique aussi dans l’allaitement c’est qu’on a chacune NOTRE histoire à raconter…
    Merci à toi de l’avoir partagée et tout simplement Bravo pour ton parcours, ta ténacité…
    Bonnes tétées à toi

  6. Quel beau témoignage, une maman formidable (bébé et papa aussi) et j’espère que ton billet sera lu par de nombreuses mères/futures mères car tu y as mis des éléments très importants. J’ai juste une petite remarque : pourquoi ta conseillère en lactation ne t’a-t-elle pas fait passer au DAL afin d’éliminer rapidement les bibs ?

  7. Eh bin, ça c’est une maman qui en veut! Vraiment bravo d’avoir été si tétue et tête de mule comme tu le dis!
    Même question qu’Emmanuelle : je ne comprends pas pourquoi ta consultante t’a indiqué de donner du lm au biberon plutôt qu’au verre, au dal (dispositif d’aide à l’allaitement) ou à la soft cup?
    Le dal peut se « brancher » directement sur le téton et éviter ainsi le passage par les bouts de seins en silicone!

  8. c’est beau, émouvant, pleins d’amour et d’humour. J’ai vécu la même chose, moi aussi j’ai mis au monde une ptite préma, séparée 3 semaines d’elle, à galérer entre mise au sein, bout de sein et cette satanée machine, qui m’a aidé à maintenir le rythme, aujourd’hui elle a 22 mois et est toujours allaitée, c’est merveilleux, l’allaitement !

  9. Tres belle desmonstration de détermination !
    Je n’ai pas eu les mêmes soucis que toi pour allaiter ma fille, mais je me retrouve dans certains passages de ton temoignage..
    Pour moi aussi c’était une évidence l’allaitement. A tel point que le jour ou la sage femme m’a demandé ce que je voulais faire, j’ai trouvé sa question idiote ! Et d’ailleurs sur ma liste de naissance, les bib n’en faisait pas partie !
    Ma fille est née a terme + 2 jours. Beau gigot de 3,890 kg… mais elle a « bcp » perdu et n’arrivait pas a retrouver son poids de naissance. Les puer et le pédiatre étaient inquietent. Je me suis battue contre les puer qui voulaient lui donner des compléments et contre les réflexions du style « si ça se trouve t’as pas assez de lait  » ou « ton lait est surement pas assez nourrissant »… sympa qd toi aussi tu flippes de savoir si tu nourris correctement ton enfants
    Ils ne voulaient pas me laisser sortir tant que le poids de naissance ne serait pas revenu… Elle avait perdu 200gr à J1 et 100gr a J2… elle faisait 200gr de moins qu’a la naissance qd ils ont consenti a me lacher avec un rdv 3 jours plus tard pour la pesée… Elle faisait qd même 3,650kg !!! Faut pas déconner !
    Et dés que je suis sortie, je suis retournée voir la sage femme qui m’a fait mes cours de prépa. Et elle a su trouver les mots rassurants que tu as besoin d’entendre, les gestes tranquilisant hors du speed des puer d’une mat’…
    Puis, vint le moment de reprendre le taf… comment on fait ? quelle possibilité on a ? dois-je lui donner des bib pour qu’elle s’habitue ? j’étais perdue. Je suis maman célibataire, donc, tres seule a ce moment là, même si le papa et moi nous nous entendons bien. J’ai appelé la LLL et je suis tombée sur une minette adorable qui m’a bcp aidé. J’ai aussi suivi des leçon de massage sur bébé avec une puer qui a été fabuleuse… j’arrivais en larme et je repartais plus forte que jamais avec elle !
    Bilan : ma fille aura 3 ans le mois prochain et elle n’a jamais bu une seule goutte d’un lait autre que le mien. J’ai décidé qu’elle se sévrera toute seule… et maintenant c’est d’autre réflexions auxquelles j’ai le droit !

    Contrairement a toi, je ne m’étais pas documentée avant la naissance de louloutte. Je savais ce qu’il y a au programme des cours de prépa a la naissance sur l’allaitement et rein d’autre…. Si je m’étais documentée ou si j’avais été informée, je pense que j’aurai versé bcp moins de larmes et que je me serai rendue compte que finalement mon allaitement du début a été … normal !!!
    Je suis donc d’accord avec toi pour dire qu’il y a un manque certain d’informations au sujet de la réalité de l’allaitement. J’ai trop de femmes autour de moi qui n’ont pas ton courage et ta détermination et qui abandonnent l’allaitement trop vite a mon gout, par découragement, fatigue et parfois en suivant les conseils du corps médical !
    Mais je ne sais pas quoi faire pour informer les femmes ! J’ai proposé a ma sage femme de cours de prépa de venir témoigner devant ses « éléves », mais pour le moment pas de rdv…

    Encore une fois bravo pour ta réussite et que ton gnome se régale !

    Stéphanie

    • Bonjour Stéphanie, je me permets de répondre à ta phrase « je ne sais pas quoi faire pour informer … j’ai proposé à ma sage-femme… » ; d’après mon expérience, cela peut prendre beaucoup de temps avant de gagner la confiance d’une maternité en tant que simple maman sans formation allaitement spécifique.
      Ne te décourage, demande un rendez-vous avec la cadre sage-femme pour lui expliquer ce que tu aimerais faire et ce qu’elle est prête à accepter de son côté. Les sages-femme n’aiment pas que l’on empiète sur leurs plate-bandes, même si elles connaissent mal l’allaitement. Il faut ménager les susceptibilités des 2 côtés et ne pas paraitre trop extrêmiste surtout quand tu entendras dans la bouche des mamans et du personnel soignant les idées reçues habituelles sur l’allaitement (et le cododo, etc).
      Pour le côté législatif, la maternité doit juste assurer la sécurité, notamment médicale des participants à la réunion.
      Accroche-toi, insiste, et essaie de trouver une 2ème maman allaitante pour avoir plus de poids.

  10. bon ben t’as gagné, j’ai limite la larme à l’oeil, je suis très émue devant toute cette détermination… sans doute aussi parce que dans d’autres conditions je me reconnais dans mon 1er allaitement qui m’en a demandé aussi beaucoup, de la détermination !

  11. je me pose la question là, en vous lisant… est-ce que ça n’aurait pas aidé en « déformant » le téton, de faire téter vos seins par un enfant plus grand sachant déjà téter? je dis ça, je me demande en fait…

  12. J’ai les larmes aux yeux et je me revois il y a quelques mois, dans cette chambre du service de neonat, tirer mon lait toutes les trois heures accompagnée de la télé pour ne pas piquer du nez sur le tire-lait. On a tenu bon pareil..ça fait six mois, et l’allaitement est aujourd’hui un lien fort entre nous deux…jour après jour, je me sens devenir mère. Merci pour ton témoignage

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