Acharnement

Le début de mon allaitement se passe sans accros. Ma fille est calme, tête bien, dort bien, grossit bien. Lorsque je lui donne le sein la nuit, elle ne se réveille pas et son visage est parfaitement apaisé. Ses sourcils se haussent avec délectation et son petit poing, encore si souvent fermé, s’ouvre lentement pour me laisser voir une paume détendue, ouverte, offerte. Je peux passer des heures à la regarder faire ce geste, le nez enfoui dans mon sein. Pour la première fois de ma vie, je me sens complète, je suis là où je dois être.

Puis, à 3 semaines de vie, les tétées deviennent intensives et des diarrhées incessantes apparaissent. Ma fille semble souffrir, surtout lorsqu’elle est au sein, où elle se tortille et pleure, bien qu’elle continue à le réclamer sans arrêt. Je vois un médecin. Puis, 2, puis 3. Les symptômes empirent, et je sens mon bébé de plus en plus douloureux. La liste des médicaments à avaler avant la tétée s’allonge, faisant de celle-ci un moment d’angoisse. Un jour, je mentionne à son médecin que je bois beaucoup de lait, il hausse les épaules et passe à autre chose. Lorsque j’en parle à mon entourage, on me rit au nez en me rétorquant que si j’arrête les produits laitiers ma fille n’aura plus de calcium dans mon lait. Je n’y connais rien, je suis éreintée, et j’abandonne mon idée.

Et puis, un jour, ma fille a du sang dans les selles et perd brutalement du poids. Nous partons aux urgences, où l’équipe médicale décide immédiatement d’arrêter l’allaitement. On réhydrate ma fille par voie veineuse, on la nourrit d’un hydrolysat par sonde gastrique, on surveille son rythme cardiaque par capteurs, et moi je reste abasourdie assise à ses côtés à la regarder gémir en tirant mon lait jusqu’à en avoir des crevasses. Ses poings sont serrés en permanence.
Les tests pour une allergie aux PLV reviennent négatifs, son état se stabilise. On me propose alors de la remettre au sein en m’annonçant « Vous avez le droit de lui donner le sein, mais ni pour la nourrir, ni pour lui donner à boire! ». Heu, je fais comment moi, je mets sur off ?

Mais au bout de deux tétées, ma fille vomit, et se déshydrate à nouveau. Une aide-soignante me glisse discrètement que les tests d’allergie ce n’est pas vraiment fiable, et j’arrête donc de consommer des PLV. Mais cette fois, les médecins décident de la laisser totalement à jeun et fuient notre chambre : chacun a un avis, mais personne ne sait ce qu’elle a. Ma fille n’arrive même plus à pleurer, perd ses forces, ses lèvres s’assèchent, et je vois en tirant mon lait que ma lactation commence à baisser. Mon bébé est affamé, ne comprend pas que je lui refuse à nouveau le sein brutalement. Même me bras ne l’apaisent plus. Je ne cesse de penser à l’après. Quand ce cauchemar s’arrêtera, s’il s’arrête, est ce qu’elle oubliera ? Est-ce qu’elle me pardonnera ?

Devant mon état de fatigue les médecins insistent pour que je rentre chez moi parce que « Puisque vous ne l’allaitez plus de toutes façons madame, vous ne lui servez à rien ». Mon cerveau s’est arrêté, je cède. Le lendemain, un transfert en urgence dans un grand hôpital pédiatrique parisien est programmé.

Les médecins parisiens décident la reprise de l’allaitement, et tout se passe bien. Ma fille et moi nous retrouvons avec bonheur, et j’explique alors au personnel soignant mon régime d’éviction. Ils concluent à une allergie aux PLV tout en hurlant à la carence : c’est irresponsable pour ma fille, voyons, de faire un tel choix sans comprimés de calcium ! Je vais finir incapable de m’occuper d’elle !
Je reçois une diététicienne qui s’amuse de mon régime radical et m’affirme que les PLV ne passent jamais dans le lait maternel à moins de 250 ml par jour. Elle insiste pour que je mange impérativement un yaourt quotidien, car au contraire en exagérant mon régime je nuis à mon bébé selon elle. Je ne suis pas convaincue, mais l’hôpital est très réputé, alors si je ne les écoute pas eux, en qui pourrais-je avoir confiance ?
Je mange un yaourt. Le lendemain matin, ma fille se déshydrate à nouveau, cette fois de façon bien plus spectaculaire. L’allaitement est à nouveau suspendu, et lorsque j’explique à un médecin que je pense que le lait de vache est en cause, on m’ignore. Ils se contredisent entre eux, et continuent à chercher leur réponse ailleurs, multipliant au passage les examens invasifs et douloureux sur ma fille. Sans anesthésie car elle est trop faible : à bientôt 3 mois elle est presque revenue à son poids de naissance.

Mais je n’ai plus confiance cette fois. Alors je reprends mon régime de départ, et élimine également tous les laits animaux ainsi que le soja de mon alimentation.
Au fil des jours, la situation devient de plus en plus pesante. Le père de ma fille décide de nous quitter: avoir un enfant, c’était déjà difficile à assumer, alors écoper d’un enfant malade c’était trop pour lui. A présent, nous ne sommes plus que toutes les deux, et à chaque biberon ma fille hurle, puis s’accroche à moi et tête mon gilet en sanglotant. Et je sanglote à mon tour. Je lui promets de la remettre au sein très vite. Mais les médecins refusent catégoriquement, me répétant que même si ma fille se remettait il y aurait très peu de chances qu’ils « m’autorisent » à nouveau à l’allaiter. De toutes façons, au bout de presque 3 semaines d’interruption et d’épuisement, ma lactation a encore baissé, et je commence à ne plus y croire. Je ne ferme plus l’œil ; au-delà de l’inquiétude immense que je ressens pour la santé de mon enfant, j’en suis malade de ne pas lui apporter le réconfort de mon sein, celui qu’elle réclame à corps et à cris depuis des jours. Je me sens inutile, je sens que je la trahis. La seule chose que je pourrais lui donner, moi et moi seule, nous est interdite. C’est peut-être même ça qui l’empoisonne. Je repense à sa main qui s’ouvrait pendant sa tétée endormie, son abandon, notre bien-être, notre union. Mes seins me font mal, mes mamelons saignent. J’apprends de la LLL que mes blessures physiques viennent sans doute du fait qu’en ne donnant plus le sein directement à mon bébé je ne sécrète plus l’hormone du bonheur, et tirer mon lait devient horriblement douloureux.
Je pense aussi au coût du lait spécial que je devrai acheter à ma fille à la sortie ; pour pouvoir rester auprès d’elle à Paris, j’ai quitté ma province et perdu mon travail. Mon conjoint est parti. Je ne suis même pas sure de pouvoir le lui payer, en fait.

Je vis à plein temps à l’hôpital, sans famille à moins de 100km, dans la chambre de 9m² entourée de vitres donnant sur le couloir, à travers lesquelles les centaines de visiteurs de l’hôpital peuvent me voir accrochée 3h par jour à mon tire lait double pompage. Je n’ai plus de pudeur. Je demande au personnel s’ils pourraient m’aider à congeler mon lait, pour le donner à un lactarium. Ils écarquillent les yeux et me disent qu’ils n’ont pas de temps à perdre avec ça, alors je jette des litres dans l’évier.

Les jours passent et les infirmières en viennent à me conseiller de ne plus prendre ma fille dans mes bras, car elle sent mon odeur et hurle pour avoir le sein. On me conseille de m’asseoir dans un coin, et de laisser le personnel lui donner ses biberons. J’attrape un rhume dans les courant d’air de l’hôpital, alors pour avoir le droit de rester auprès d’elle malgré tout on me force à porter un masque, et ma fille ne reconnaît plus mon visage. Je suis une étrangère, assise dans un coin de sa chambre.

Puis, lentement, mon bébé commence à aller mieux. Je crie à qui veut l’entendre que les dates de ses crises ont systématiquement coïncidé avec ma consommation de PLV, qu’il faut nous donner une dernière chance, que je sens, je sais, que c’est ça. Tous les médecins du service en ont plus qu’assez de moi et de mon insistance. Pourquoi vouloir à tout prix donner MON lait à mon bébé, alors que celui qu’ils lui proposent lui réussit ? Je me sens coupable, malgré mes sentiments profonds, ils sèment le doute dans mes certitudes. Mais ils se réunissent et m’annoncent que l’on nous laisse essayer, une dernière fois. Cette longue tétée décisive, je la passe sans larmes. Je me concentre, comme s’il fallait que tout mon amour lui arrive en bloc, en une seule fois, une seule tétée. Comme rien ne se passe, je lui donne le sein tant qu’elle le souhaite ce jour là, malgré les remarques des infirmières qui osent me lancer « Si vous lui donnez dès qu’elle veut, vous cédez à ses caprices là, elle va devenir pourrie gâtée ! »
Plus aucune crise ne survient. Rien. Ma fille se remet, reprend du poids. Je ne vois plus aucun médecin, et un soir la diététicienne m’annonce qu’ils ont bel et bien conclu à une APLV atypique, finalement. Et que désormais, pour moi ce sera « Régime sans lait du tout, ni autres laits animaux, ni soja, ni fruits à coques ». Merci madame.

Après 2 semaines chez nous, nous abandonnons les compléments de lait en poudre. Je prends un cours de portage, et grâce à l’écharpe je récupère des montées de lait dignes du surlendemain de mon accouchement. La vie reprend son cours.

Aujourd’hui, ma fille a 20 mois, elle est suivie par une spécialiste qui a enfin pu établir un diagnostique précis : entérocolite allergique. Un type d’allergie de moins en moins rare chez nos enfants, mais encore très méconnue. Grâce à l’allaitement, je vais pouvoir réintroduire des PLV en dose homéopathique dans mon lait, car bien évidemment, c’est toujours son seul lait à l’heure actuelle.
Le quotidien est compliqué, tant pour moi que pour elle. Mais dans notre chambre à coucher, j’ai installé une veilleuse : comme ça, toutes les nuits, je peux voir sa main s’ouvrir en grand lorsqu’elle tête, m’offrir sa paume, et je sais que tout ira bien.

Par Need For Dreams.

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58 réponses à “Acharnement

  1. Merci pour ce beau témoignage j’en ai les larmes aux yeux…. ça me rappelle les débuts scabreux avec l’allaitement de ma fille, son passage en néonat… tu as été bien courageuse, et bravo pour ta détermination !!

  2. Bravo, ton acharnement a sauvé ta fille. Seul ton lait pouvait l’aider. Tu es admirable. Tu es une Seinte, sans conteste.
    PS : mon 2e fils était IPLV et on m’a traitée de folle et d’inconsciente. Mon 3e est intolérant aux œufs. Je n’en parle même plus : je fais ma vie.

  3. C’est un superbe témoignage plein de courage et de détermination ! Bonne continuation à vous !

  4. Merci pour ce témoignage qui m’a émue aux larmes.
    Bravo pour ton courage, ta fille a vraiment de la chance d’avoir une maman comme toi.

  5. Bravo pour ta ténacité et ton acharnement, non pas à allaiter, mais à te faire reconnaître en tant que mère responsable et compétente ♥ par un personnel médical plus que bouché.

    Ton témoignage me touche d’autant plus que j’ai vécu le problème, vers trois semaines également, pour ma deuze. Connaissant un peu le topo, j’ai fait mes propres observations et quand j’ai demandé à mon médecin de famille de vérifier par un test : il m’a ri au nez. Non mais franchement : l’allergie au lait de vache est IMPOSSIBLE chez les moins d’un an, d’ailleurs, la preuve : il n’existe pas de test fiable (à ce compte, j’aimerais dire deux mots à l’imbécile qui a inventé le test pour le SIDA, hein…).
    J’ai aussi eu droit aux hauts cris concernant l’absence totale de calcium dans mon alimentation (mais comment diable font les japonais, qui ne consomment pas de lait de vache, et ont les plus faibles taux d’ostéoporose au monde ??).

    Vers les 2 ans de ma puce, j’ai appris que le lait de vache était en cause dans certains cas de RGO. J’ai une amie dont la fille luttait depuis sa naissance contre un RGO violent et plus que tenace : j’ai transmis l’info et elle a fait un régime d’éviction et miracle, le RGO a disparu, pour ne revenir qu’en cas d’erreur de régime… Mais AUCUN médecin n’a jamais admis qu’il y ait pu y avoir un lien.

    Le lait de vache est un produit phare depuis la fin de la seconde guerre mondiale, quand on a réussi à faire produire de plus en plus à chaque animal et qu’on s’est retrouvé avec des excédents de lait terrible.

    Le pognon faisant loi, plutôt que de financer le monde agricole pour qu’il régule la production de lait de vache à nos stricts besoins, les politiques ont décidé de lancer de grandes campagnes en faveur du lait, menant à cette idée fausse que le lait de vache est primordial à notre santé, et que plus on en mange, mieux c’est.

    Si un produit ne se vend pas, il faut créer le besoin. Telle est la loi du marché de notre société de surconsommation… Avec toutes les dérives que ça implique !

    • Faire admettre au corps médical qu’il s’est trompé… un sacré challenge! Entièrement d’accord avec toi sur la mise en avant du lait… ça fait froid dans le dos.

  6. Bien que je sois habituee a entendre ce genre de temoignage ca m a fait pleurer .Tant d ignorance ,d incompetence , de mepris et de MALTRAITANCE de la part du personnel hospitalier me met hors de moi !
    Vous avez beaucoup souffert mais grace a ta tenacite vous avez surmonte les obstacles ,felicitations ,ta fille a bien de la chance d avoir une maman comme toi .
    Bonne continuation a toutes les 2

  7. je suis vraiment impressionnée par ta détermination, tu es vraiment une star! ton récit est très émouvant. Je suis ici aussi un régime sans PLV et nous nous en trouvons bien mieux, même si les symptômes étaient évidemment moins graves que pour ta fille. Je rejoins Steamboat Willie, je crains que nous n’ayons affaire à un beau cas de lobbying désinformatif!

  8. C’est un magnifique amour que tu portes à ta fille… Tu es une Seinte… Cela a du être terrible de vivre cela seule contre tous à te faire douter de ton avis qui était le bon… Mes deux filles ont eu une intolérance aux PLV avec RGO et diarrhée… Le conseil de ma sainte SF… Eviction totale pour moi et Lait maternel uniquement pour elles… Courage et félicitations!

  9. Je suis sous le choc…vraiment sous le choc…mais qu’est ce que sont ces professionnels de la santé!!!
    Ton combat a été dur, tu as tenu la coup, tu as fait tout ton possible pour te faire entendre.
    Ta solitude écrite me fait mal au coeur…je sais ce que c’est…ça me donne envie de vomir…
    Je suis désolée de toutes les souffrances que ta fille et toi avez subies.
    Je crois profondément à nos instincts maternels. Nos convictions de Mamans et non de personnes payées pour prendre soin de nos santés, de celles de nos enfants, sont souvent les meilleures.
    Une de mes deux filles fait une APLV aussi, très méchante, qui s’est aggravée au fil du temps…oedème de Quincke, urticaire de contact et interne, choc anaphylactique, limite arrêt cardiaque. Nous avons la chance qu’elle soit prise en charge au sein d’une service de pédiatrie dans une maternité de niveau 2 qui ne paie pas de mine car petite ville, mais ils sont vraiment pros. Par-contre nous sommes confrontés à la non-croyance de nos proches en ce qui concerne la gravité de son APLV, ma moche-mère a pourtant été assistante maternelle pendant plus de 30 ans et l’autre jour elle a failli lui donner un morceau d’éclair au chocolat…je suis arrivée à temps sinon c’était la cata….je l’ai tuée du regard, je l’aurais giflée si mes filles n’avaient pas été là car elle m’a dit : « mais il n’y pas de lait dans les éclairs au chocolat »…..que faire face à la bêtise des gens?

    Sur les pros de la santé, je ne généralise pas, mais franchement il y en a certains qui en sont pas à consulter…au risque de nos santés! mon vécu médical me l’a bien appris.

    Alors sois fière de toi, de ton propre acharnement pour ton régime d’éviction au bénéfice de ta petite fée!

    • Ce que tu racontes pour ta famille me hérisse les poils. J’entend souvent ce genre d’histoire… la maîtresse qui donne un peu de chocolat au lait « parce que ça peut pas lui faire de mal », la grand mère qui essaie le yaourt en cachette de la maman « parce que c’est pas possible de pas supporter le lait, enfin! ». C’est un des maux de l’allergie que je n’aurais jamais soupçonné: ce manque de crédibilité. Parfois, j’ai l’impression que ça double nos souffrances.

      • j’ai une copine aussi dont la fille est intolérante plv et sa bm tente régulièrement de lui refiler des yaourts et cie !!! pour elle c’est un caprice de baba cool l’éviction des plv !

  10. Ouf, quel témoignage. Bravo à toi de t’être battue pour ton bébé.
    Je suis de nouveau en colère contre ces « professionnels de santé » (pffff) et leurs discours de désinformation.
    NON, une femme allaitante ne doit pas consommer de produits laitiers pour avoir du lait. Son corps produit le lait adapté. Et la vache, elle boit le lait de qui pour avoir du calcium ???
    Une diététicienne qui croit que le calcium bovin est indispensable ; on croit rêver. Reprenez vos cours de chimie madame et vous aurez des surprises.
    En tout cas, bon courage à toi pour la suite.

  11. J’en suis toute retournée! Tellement impensable que tu es dut vivre ce calvaire toute seule. Merci pour ce témoignage si douloureux mais en même temps tellement exemplaire de courage et d’amour. Mon homme se joint à moi pour vous souhaiter de longues tétées à vous 2 et relève l’immense lâcheté de celui qui partageait ta vie.

  12. je suis très émue de ce texte, tu écris très bien et merci d’avoir partagé ton vécu. Grâce à ça, si un jour quelqu’un de mon entourage ou moi-même y est confronté, je ferai circuler l’info!

    je te souhaite une très bonne continuation et heureusement que cette souffrance est derrière vous!

  13. j’en verse des larmes devant mon écran !!!
    beau témoignage et respect pour cette certitude 😉 j’aurais surement baisser les bras bien avant, bravo, bravo, bravo ❤

  14. ouf, que d’émotions dans ce récit, on ressent ton angoisse, tes peurs, tes doutes, ta colère, mais par dessus tout, ton amour profond pour ton petit… « Puisque vous ne l’allaitez plus de toutes façons madame, vous ne lui servez à rien »je trouve cette remarque des toubibs vraiment horrible, çà y est ils sont médecins, ils ont la science infuse, quelle bande de connards !! une maman « sert » toujours à son bébé… tu as du vivre des choses vraiment atroces : etre pret et en meme temps loin de lui (la solitude dans la chambre avec le masque)…. bravo en tout cas !

  15. Magnifique témoignage et surtout trés poignant, j’en ais les larmes aux yeux ! Tu as eu raison de t’ acharner, nous sommes quand même les mieux placer pour savoir se qui est bon pour nos petits anges ! Bravo pour ton courage car sa a du être trés dur !

  16. pfffiouuu, j’en pleure!! trés bien écrit…comme quoi l’instinct maternel c’est quand meme parfois bien plus fort que la science. Je lis le blog d’une femme medecin généraliste qui disait que le meilleur conseil qu’on lui ait donné pour soigner les enfants c’était: écoutez la mère!

    BRAVO pour ta perséverance!

  17. Merci à toutes pour vos commentaires super gentils. J’espère que mon parcours pourra aider d’autres mères dans des situations difficiles de ce genre, et surtout conforter le maximum de mamans que leur instincs est super important, voir même LE plus important parfois.

  18. tu es une wonder maman…c’est inimaginable d’avoir du vivre ces situations, autant pour toi que pour ta puce (surtout pour elle…pauvre bichette mais heureuse d’avoir une maman géniale comme toi). Il faut vraiment que nous nous battions pour que ce genre de chose ne puissent plus se passer…qu’aucune mère ni enfant ne se retrouvent dans ce cas.
    Vraiment je t’admire.

  19. Woaw…. J’en ai les larmes aux yeux.
    Ton témoignage est poignant et rempli d’amour.
    J’ai beaucoup lutté, durant les 3 premiers mois d’allaitement de mon bébé, qui renvoyait à chaque tétée quasi tout ce qu’il avait bu, pleurait et se tordait durant la tétée, du coups j’avais l’impression de le torturer dès que je lui donnais le sein. Je me demandais chaque jour si je pourrais continuer à l’allaiter encore le lendemain, et le lendemain, et c’était chaque jour, à chaque tétée, le même combat.
    Heureusement j’ai trouvé des oreilles attentives qui m’ont soutenu dans ma démarche, et puis j’ai passé du temps, beaucoup de temps, sur les sites et blogs abordant ce sujet. Et aujourd’hui, mon fils à 6 mois, et tout est rentré dans l’ordre, il est beau et en pleine forme, et les moments d’allaitement ne sont que plaisir et tendresse! J’espère bien l’allaiter pendant encore très très longtemps!!
    Il ne faut jamais baisser les bras, et ton témoignage en est un bel exemple! Merci!

  20. oh que j’ai aimé te lire ! bravo à toi, d’avoir tenu tête, d’avoir voulu conserver l’allaitement ! bravo ! et merci pour ce beau récit, car au fond, oui il est beau ! grosses bises !

  21. waouh!! bravo tu es vraiment une super maman!! félicitations pour ta persévérance et d’avoir tenu tête aux médecins!! Je vous souhaite beaucoup de bonheur à toutes les deux et encore de nombreuses tétées!!!

  22. Ce récit est magnifique. Dur à lire, émouvant, tu nous fais partager tout ça… ça donne vraiment des frissons. J’espère sincèrement que tout s’arrangera pour vous deux avec le temps. Et je te félicite pour avoir insisté et réussi à résister aux différents découragements, tu es une très très grande Seinte.

  23. Je trouve indigne de nos hôpitaux français de faire souffrir ainsi des mères et des bébés ! Je suis réellement scandalisée de voir à quel point le lait maternel est dénigré, peu connu, si facilement remplacé !!! et indignée aussi de voir qu’on fait si peu pour maintenir le lien mère-enfant !!!
    Bravo à cette aide-soignante qui a su te donner la bonne info !

  24. Pingback: Je suis une seinte « Need For Dreams·

  25. Le comportement des médecins est une insulte au serment d’Hypocrate !
    Mais QUAND formera-t-on CORRECTEMENT le personnel médical et paramédical ??
    Je suis effarée, atterrée par ton témoignage… bravo tu as été très forte, courageuse. C’est admirable.

  26. Je suis très émue par ton récit, tu as dû vivre l’enfer dans cet hopital, quel courage tu as eu !!!
    Je pense que ma fille de 3 mois est intolérante aux PLV et je suis une diète d’éviction depuis quelques semaines, je n’en ai parlé à aucun médecin de peur d’avoir des remontrances…. déjà que l’allaitement est mal vu…

  27. ton temoignage est magnifique et rempli d’amour, tu as toujours su ce ki etait bon pour ta puce tu as ete forte et perseverante pour elle, rooooooooooh les medecins…le personnel soignant aucun tact aucune competence et le pire etant donné k’ils sont medecins et nous simples patients forcement nous n’avons jamais raison!! je suis heureuse pour ta fille et pour toi ke tu ais continué coute ke coute a garder espoir et k’aujourdhui vous en soyez la!!c’est tellement beau 🙂

  28. Poignant ton récit, magnifique combat que le tien!
    Mon mari et moi sommes scandalisés par le comportement des médecins et paramédicaux qui se sont occupés de ton enfant, presque honte de notre métier ce matin, et on en revient toujours au même point… le manque d’info et de formation!
    Je suis scandalisée, encore une fois!

  29. Ton témoignage est vraiment poignant! Les larmes me sont montées avant même la fin de ma lecture. Une mère sait et sent au plus profond d’elle même ce qui est bon pour son enfant. Et ça aucune science ne pourra jamais le remplacer.
    J’ai été bluffée par ton courage, ta force et ta détermination.
    Ton histoire est à faire partager au plus grand nombre car elle peut servir à bien d’autres mamans.
    Je te souhaite tout le bonheur possible avec ta puce.
    Merci encore pour ce partage.
    Bien amicalement.
    Breeny

  30. Juste waouh…. Je suis scandalisée par l’attitude du corps médical, et bluffée par ton courage et ta persévérance… Bravo, ta fille a drôlement de la chance de t’avoir…

  31. Je pensais avoir connu l’enfer à l’hopital, et ce n’est rien rapport à ton calvaire. Ta puce a de la chance de t’avoir pour maman… Profites de cette main ouverte encore longtemps. (c’est malin, je pleure !)

  32. ton témoignage était bouleversant et magnifique. Tu as eu la force de te faire confiance, bravo, quelle courage et quel amour !
    Et les professionnels dans tout cela, c’est affligeant…

  33. je suis pas originale mais moi aussi j’ai fini de lire ton témoignage les larmes aux yeux!!
    Tu es une admirable seinte!!

  34. ohlala mais que d’emotions avant que j’aille me coucher! merci pour ce beau temoignage! j’en suis toute emotionnéee dis donc ^^
    bravo à toi pour ta persévérence, je suis outrée parle comportement du corps médical qui vous a pris en charge, cette façon de culpabiliser les mamans c’est horrible…
    encore un grand merci pour ce recit, une belle leçon de vie, un bel exemple de courage

  35. Je vais finir par me mettre a pleurer aussi en lisant vos commentaires, dis donc… Merci à toutes, vraiment.
    Quant au personnel médical, hélas ce que je raconte ici n’est qu’une petite partie de tout ce que j’ai pu entendre… Je ne suis même pas sure de vouloir leur jeter la pierre, avec le recul. Je crois malheureusement que le problème est une désinformation incroyable. J’ai encore le souvenir d’une étudiante en médecine qui m’expliquait qu’un de ses professeur leur apprenait que les toxines transmises à l’enfant pendant une tétée étaient largement supérieures aux anticorps et autres bienfaits qu’il recevait par le lait, et que par conséquent il était primordial d’avoir recours au lait artificiel pour sa santé. Le problème vient donc de plus loin, de plus haut…

  36. merci pour ce beau, poignant et émouvant témoignage. et révoltant aussi, de voir à quel point l’équipe médicale qui t’a suivi a manqué à son devoir …

    ps: et mention spéciale au pyjama « j’aime le rock » de ta fille !!!

  37. Waouh! Ton témoignage est dur tellement on ressent votre souffrance et la froideur du monde hospitalier mais quel courage!
    Bravo à toi d’avoir tenu le coup. Voir son enfant perdre des forces, perdre vie, c’est juste atroce.

  38. Eh bien ! C’est loin d’être le 1er témoignage que je lise mais celui-là, c’est vraiment LA preuve que la médecine en générale, française en particulier, est grandement responsable du fait que peu de femmes allaitent. Je serais curieuse de savoir comment ça se passe dans des pays comme les pays nordiques où les taux d’allaitement sont très important. On parle de l’écart de durée du congé maternité, mais avec un accompagnement digne de ce nom, allaiter et reprendre le travail est possible…

    En tout cas, j’en ai eu les larmes aux yeux, tu es vraiment une super maman, bonne chance pour la suite !

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