Le Point sur l’allaitement et le travail

Bien souvent, malheureusement, la reprise du travail est une cause d’inquiétude pour les allaitantes voire, pire, de sevrage. En effet, environ 24% sèvrent à cause de la reprise et, l’idée que sevrage et vie professionnelle vont de pair a la vie dure. Souvent ce sevrage ne fait que renforcer un sentiment de culpabilité déjà présent du fait de la nécessité de mettre son enfant en garde. Suite aux différents billets et questions sur le sujet, nous avons décidés de faire le point sur ce sujet épineux qu’est la poursuite de l’allaitement après la reprise du travail.

Ce que prévoit la loi :

Le droit du travail prévoit un aménagement spécial pour les femmes qui désirent allaiter leur enfant sur leur lieu de travail ou bien tirer leur lait. Il est possible de bénéficier de deux fois une demie heure de pause dans le but de tirer son lait par journée de travail et ce, jusqu’au premier anniversaire de l’enfant. Et si vous allaitez votre enfant sur votre lieu de travail, il n’y a pas de limite d’âge. Contrairement à ce que l’on peut entendre, la fonction publique ne fait pas exception à la règle. La rumeur comme quoi ces pauses ne sont pas autorisées dans la fonction publique est basée sur l’existence d’une circulaire qui remet en cause les autorisations d’absence pour allaitement, ce qui n’est pas la même chose. La rémunération de ces pauses n’est pas obligatoire et cela varie donc selon le bon vouloir des employeurs et selon certaines conventions collectives.

Un employeur qui ne respecterait pas ces dispositions s’expose à une contravention dite de cinquième classe et donc à une amende. Un licenciement qui aurait un lien avec une telle demande sera considéré comme abusif et pourra conduire à une indemnisation.

Le code du travail ne s’appliquant pas aux professions libérales, ce sont celles qui sont le moins protégé dans ce cas.

En pratique :

Selon les employeurs et les postes, la tâche est plus ou moins difficile c’est vrai. Personnellement j’ai du montrer ma connaissance de mes droits pour les faire valoir et on m’a également demandé un certificat médical, ce qui n’est absolument pas nécessaire. J’ai trouvé l’idée du certificat saugrenue dans le sens où il est établi à un moment donné et rien ne prouve que je continue à allaiter quinze jours plus tard, enfin … Pour faciliter les échanges j’ai toutefois demandé ce fameux certificat à ma consultante en lactation. Il peut également être utile de consulter la médecine du travail pour faire valoir cet aménagement de poste. Vous pouvez également refuser en toute légitimité un déplacement ou un poste qui vous conduirait à utiliser des produits toxiques.

Le maître mot est l’information, comme souvent. Préparez votre reprise à l’avance en vous informant sur la position de votre employeur, y a-t-il des précédents, que dit votre convention collective, quel endroit vous semble disponible … Je vous conseille l’ouvrage de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau (cité au bas de l’article) qui résume très bien ce qu’il faut savoir pour préparer la reprise du travail et qui m’a personnellement beaucoup servi.

Tirer son lait :

Comment : Le plus pratique c’est un tire-lait électrique double pompage que vous louerez sur ordonnance. La location est possible via une pharmacie (dans ce cas je ne saurai trop vous conseiller de demander à votre médecin ou consultante de préciser Medela sur l’ordonnance) ou via Grandir Nature qui, suite à un rapide entretien personnalisé, vous livrera votre tire-lait en 48h à l’adresse de votre choix. Je vous conseille de ne pas attendre le dernier moment pour appréhender votre tire-lait surtout si vous n’en avez jamais utilisé auparavant. Les premières utilisations peuvent être un petit peu déstabilisantes mais surtout, cela ne doit pas faire mal. Pour cela il est capital de choisir la bonne taille de téterelles, voici un lien qui vous aidera dans ce choix. Lorsque vous tirerez votre lait au travail, vous pouvez emporter un vêtement et/ou une photo de  votre enfant pour vous « mettre dans l’ambiance ». Et ne vous inquiétez pas si cela est plus long qu’une tétée, la stimulation du tire-lait est moins forte que la succion réelle d’un bébé. Stockez ensuite votre lait dans une glacière avec des pains de glace jusqu’à votre retour.

Où : Evidemment l’idéal serait que toutes les entreprises et collectivités mettent à disposition un local à cet effet avec un frigo, un point d’eau, etc. Malheureusement, il n’en est rien et certaines allaitantes sont parfois contraintes de tirer leur lait dans des toilettes, dans leur voiture ou dans des endroits vraiment peu adaptés. Moi-même je le fais dans une petite salle de réunion avec fenêtres qui donnent sur la rue et portes vitrées, très pratique pour l’intimité ! Mieux vaut en parler dès le départ et trouver un accord avec votre employeur.

Et dès que vous êtes avec votre enfant : open-bar !!!!

Préparer la reprise :

Il peut être utile de conserver un petit stock de lait au congélateur avant la reprise du travail ne serait-ce que pour être plus sereine. Personnellement je devais avoir environ 500ml divisé en sachets de 60ml à 120ml. Une bonne partie m’a servie le temps de l’adaptation et le reste je l’ai laissé à la nounou pour les jours de gros appétit ! Inutile cependant de trop stocker car vous risqueriez de prendre l’habitude d’utiliser votre stock, de moins tirer et d’avoir une baisse de lactation. Et surtout, pensez à stocker de petites quantités pour éviter le gaspillage. Mieux vaut décongeler plusieurs petits sachets de 60ml que décongeler un de 200 et devoir jeter une partie. Pour décongeler le lait, sortez le la veille et laissez le dégeler au réfrigérateur. Vous pouvez, si vous êtes pressée le passer sous un filet d’eau tiède. N’utilisez pas de four à micro-ondes qui détruit une partie des cellules et éléments anti-infectieux et ne chauffez pas le lait à plus de 60°C. Vous pouvez garder du lait maternel jusqu’à 6 mois au congélateur mais le lait frais est bien sûr meilleur.

Vous n’êtes pas du tout obligé d’habituer votre enfant au biberon pour préparer la reprise. Il existe différents moyens de donner votre lait en votre absence et le biberon n’en est qu’un parmi tant d’autres. Et même si vous optez pour celui ci, sachez que votre enfant s’adaptera très bien le moment venu pour peu que la personne qui s’en occupe soit patiente et à son écoute. Ma fille n’a pas voulu boire mon lait autrement qu’à la source jusqu’à ma reprise malgré quelques essais (biberon, cuillère, gobelet, tasse à bec …) et très peu pendant la période d’adaptation qui a duré trois semaines. Puis, la première grosse journée, elle a bu 240ml sans problème.

Le mode de garde :

Si bébé est gardé par une assistante maternelle, il vaut mieux parler dès le départ avec elle de toutes les modalités de garde y compris du mode d’alimentation. Si vous ne souhaitez pas que votre enfant boive votre lait au biberon c’est votre choix et l’assistante maternelle doit le respecter. Il est certain qu’il faut parfois faire certaines concessions, personnellement j’ai cédé sur le fait qu’elle ne voulait pas essayer les couches lavables mais par contre je sus restée intransigeante sur le fait que ma fille n’aura jamais d’autre lait que celui que j’apporterai. N’hésitez pas à apporter un maximum d’informations comme, par exemple, les conseils que vous trouvez sur le site de la Leche League prévus spécialement à cet effet.

Si votre enfant est gardé dans une structure collective, ce peut être un peu plus délicat, en effet, il n’existe pas de loi obligeant les crèches à accepter le lait maternel tiré même si cela devient de plus en plus répandu. C’est pourquoi il est préférable de se renseigner à l’avance sur les possibilités qui s’offrent à vous.

Si vous le pouvez, mettez votre enfant en garde près de votre lieu de travail, vous pourrez ainsi profiter de votre pause déjeuner pour lui donner une tétée ou mieux encore, la personne qui s’en occupe pourra faire en sorte de vous l’amener pour les tétées au lieu d’avoir à utiliser le tire-lait …

Bibliographie : Allaitement maternel et droit de Martine Herzog-Evans / Petit guide de l’allaitement pour la mère qui travaille de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau / Fleur de Lait d’Anna Rousseaux-De Leo

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31 réponses à “Le Point sur l’allaitement et le travail

  1. Merci Nadine, c’est très clair et complet. Je suis aussi fan du blog « à tire-d’ailes » qui est bourré de conseils pour concilier allaitement et travail. J’espère que ton article va motiver d’autres mamans à essayer: c’est en effet très rassurant de continuer à allaiter en travaillant, pour ma part je n’ai pas eu l’impression d’abandonner mon bébé, il a toujours de mon lait avec lui! Enfin,montrer qu’on peut concilier les deux encourage l’allaitement car ça le débarrasse encore un peu plus de l’image d' »esclavage » souvent associée! Par contre, 2 mois et demi pour le congé c’est trop peu car la lactation n’est pas parfaitement en place…

    • Oui c’est vrai que la durée du congé mater est trop courte. L’idéal étant de pouvoir prendre un congé parental ou des congés à suivre ou même de reprendre à temps partiel mais ce n’est pas donné à tout le monde. J’ai pu prendre 6 mois de congé parental en plus de mon congé mater et je suis bien consciente de ma chance.

  2. Pour ma première fille, j’ai repris le boulot 10 semaines après l’accouchement, soit délai légal.
    La crèche qui l’accueille est très ouverte et a tout de suite accepté mon lait et si je le voulais, ils voulaient bien les couches lavables.
    C’est au boulot que ça a été le plus dur.
    Je n’ai pas brandi le code du travail, j’ai juste imposé que je tirerai mon lait, enfermée dans un bureau vide.
    Mon choix n’a pas toujours été bien compris, et chaque fois qu’il était l’heure pour moi d’aller tirer mon lait j’avais droit à « c’est l’heure de la traite? » « meuhhhh »…
    Je compte refaire la même chose pour ma deuxième (mon congé se termine le 4 mars) et j’espère que les mentalités auront évolué depuis ma première expérience qui date de deux ans.

    • Oui, les remarques des collègues sont parfois le pire à supporter, j’ai mon lot aussi…

  3. Merci pour ce billet. Je compte en ecrire un a ce sujet aussi, en parlant de mon experience americaine. Ici, le conge maternite paye, c’est 0 ! Alors quand on ne prend que du sans solde, difficile de prendre beaucoup (8 semaines au total dans mon cas) et c’est vrai que la duree du conge est l’un des facteurs les plus importants pour concilier sereinement allaitement et travail. Surtout lorsque l’allaitement est difficile a mettre en place. L’autre facteur tres important evidemment est l’adaptation du milieu professionnel aux femmes allaitant. J’ai enormement de chance a ce niveau la, en ayant une salle prevue pour et des collegues tres ouverts sur la question. Je ne pense pas que ce soit a generaliser sur les USA malheureusement. Je vais etudier la question pour mon billet tiens.

    Juste une petite remarque sinon: « l’idée que sevrage et vie professionnelle vont de pair a la vie dure. » Ce n’est pas plutot l’inverse ? (Cette idee serait malheureusement bien ancree ?)

    • Il serait en effet intéressant de comparer les situations.
      Et sinon, non, c’est bien ainsi que j’ai voulu l’écrire.

      • Ah, au temps pour moi. C’est plutot un signe de progres alors, tant mieux.
        Et sinon, il existe vraiment des creches qui refusent de donner le lait maternel ?

        • L’expression « avoir la vie dure » signifie « être difficile à tuer, à faire mourir » donc malheureusement non, ce n’est pas un signe de progrès. Et oui, malheureusement bis, les crèches peuvent refuser du lait maternel tiré. Il n’existe aucune loi qui les oblige à l’accepter, cela dépend donc des établissements.

        • Effectivement, je confondais avec l’expression « mener la vie dure » meme si elle ne s’applique pas la en fait, et donc en gros je lisais « cette idee n’a pas la vie facile ». (Au temps pour moi – bis)
          Maintenant, en ce qui concerne les creches, que la loi ne les y oblige pas, c’est une chose. Mais je trouve absurde le fait qu’elles refusent quelque chose qui ne complique en rien leur tache. Enfin, cela depend peut-etre de la facon de proceder de chaque structure, je suppose. Ici, la maman doit apporter les biberons tout prets chaque jour alors en dehors du fait qu’elles utilisent des gants pour donner le LM, le contenu n’a pas d’importance. Je sais que fut un temps, certaines creches refusaient sous pretexte de devoir stocker le LM dans des frigos separes, ce qui est evidemment parfaitement inutile. Peut-etre que certaines manquent encore cruellement d’information sur le sujet.

  4. Juste un mot qui n’a rien à voir avec ce billet, mais j’ai besoin d’en parler quelque part: Me voilà complètement dévastée, paumée. Avec un bébé de 14 mois, toujours allaité, malgré les pics de croissances (surtout celui de 12 mois qui a été très difficile), malgré la rerpise du boulot, malgré les critiques, les jugements…mais depuis quelques jours, ma fille me mord…elle me mord et je sais plus quoi faire pour lui faire comprendre qu’elle me fait mal. J’ai honte d’avouer que j’ai même essayer de l’a mordre aussi pour qu’elle comprenne, mais ça ne fonctionne pas.
    Je me sent si triste, si désamparée, si mère indigne…

    • J’ai vu aussi ma consultante pour cette raison, pas grand chose à faire à part tenter de repérer les situations propices et les éviter et si cela se produit malgré tout, retirer bébé du sein le plus délicatement possible, lui expliquer que cela fait mal etc. et attendre avant de lui redonner. C’est une mauvaise période à passer, un peu comme pour les crevasses que l’on peut avoir au départ…

  5. Super article très complet !
    Pour ma part, j’avais prévenu avant mon retour (bébé avait 6 mois et demi) que j’allais tirer mon lait. Je n’ai eu aucune remarque, et la médecin du travail a mis sur mon certif’ d’aptitude qu’on devait me laisser l’heure légale.
    D’un point de vue pratique, je tire mon lait dans mon bureau. Mais je le partage avec une collègue, et d’autres risques d’entrer, alors je me suis achetée un poncho, comme ça niquel !
    J’ai d’autres collègues moins ouvertes d’esprit, et bien elles n’ont tout simplement (pour le moment) pas remarqué que je tirais mon lait !
    J’ai repris il y a un mois, pour l’instant tout ce passe bien, pourvu que ça dure…

  6. Merci pour ce superbe article qui m’a rassurée… Ernest, a trois mois et demi commence l’adaptation à la crèche début mars et refuse le biberon depuis une semaine avec sa mamie (alors que j’ai toujours tiré mon lait depuis 2 mois et l’ai souvent mis qq heures à garder avec une de ses deux grand-mères). Ce sont des hurlements et des cris, il tire au coeur .
    Cela me panique même si je le sais, j’ai le temps car je ne reprends que début avril…
    Mais deuxième source d’angoisse: il boit beaucoup beaucoup, depuis une semaine je tente d’espacer en journée les tétées toutes les trois heures mais à présent il se réréveille la nuit pour téter!!
    Pfffff je me dis que tout viendra à temps mais bon, cela ne me rend pas si zen de le savoir chez une de ses mamies et qu’il pleure tout ce qu’il peut.

    • Il est inutile de vouloir espacer les tétées, tant que vous êtes ensemble, laisse le téter tant qu’il veut, peut-être s’agit-il du pic des 3 mois avec un peu de retard ? Pour ce qui est des tétées de nuit, c’est une éventualité à garder en tête, ici ma fille va avoir un an et tète toujours minimum 3 fois par nuit, pour récupérer un max de temps de sommeil nous avons choisi le cododo.
      Y a-t-il une adaptation à la crèche ? Pour les moments où tu t’absentes, essaye de revenir tous les 15 minutes pour qu’il prenne l’habitude de te voir partir et surtout revenir.

      • Il tète toutes les deux heures la journée, sauf quand nous partons nous promener en poussette… mais c’est vrai que finalement, je me cale sur son rythme car même si je tente de le divertir pour le faire tenir trois heures, je cède au moindre pleur!
        Pour les tétées de nuit, tu me rassures, ici aussi c’est cododo mais dur dur de se réveiller trois fois la nuit avec un réveil qui sonne à 6h30!!
        Et concernant la crèche, oui, il y a une adpatation de trois semaines avec des dames charmantes que je connais bien car mon grand est resté trois ans dans cette crèche et y retourne encore pour les petites vacances. Beaucoup de dialogue et de douceur avec des personnes de confiance.
        Enfin oui, je vais suivre tes conseils même si le papa prend le relais souvent pour des courtes durées (apporter le petit à l’école, course etc.), mais dès que je le laisse quelques temps (genre une heure ou deux), le soir il a vraiment du mal à s’apaiser par rapport aux jours où je ne le laisse pas du tout. Petit coeur ;(

  7. moi qui croyais qu’il n’y avait que dans le monde des bisounours qu’on pouvait allier allaitement et travail… je vois que non! Mais pour ma part je n’ai pas résisté aux remarques désagréables des collègues (l’éternel « mais tu vas l’allaiter jusqu’à QUAND???? ») et tirer mon lait m’a paru complètement impossible. Je n’ai pas de bureau attitré et que je n’avais pas envie de passer mes pauses assises sur des toilettes minuscules et minables…. et puis j’ai demandé un temps partiel alors cumuler un TP + 1h dédiée à mon tire-lait : impensable pour mon RH! Alors on se rattrape les jours où je ne travaille pas…et pour le reste du temps… LA…

  8. Très intéressant, merci !!!
    Je tirais mon lait au travail jusqu’à il y a peu, fiston va avoir un an après demain (bouhou).
    Pour la nounou près du boulot, raté ici !! Je bosse sur paris (donc les places sont rares et chères) et je vis en banlieue lointaine… Il est donc chez une nounou de la crèche familiale dans notre commune, c’est dur de le savoir si loin toute la journée mais bon, pas trop le choix pour l’instant !
    Maintenant, c’est une tétée au réveil, une énorme une fois rentrés de chez la nounou, une autre au coucher, et souvent une à deux dans la nuit 🙂

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  10. continuer à allaiter en bossant c’est possible, mais pas simple !! J’en suis au troisième qui va avoir 9 mois et depuis 2 semaines je n’ai plus besoin de tirer mon lait, ça se régule tout seul. Mais en tant qu’instit’ je devait attendre la pause de midi pour pouvoir tirer mon lait et à la reprise la matinée est TRES longue !!! Heureusement, j’ai des collègues sympas et qui trouvent super que j’ai eu le « courage » de le faire pour mes 3 enfants ; enfin pour moi le courage n’a rien à voir là dedans, c’est juste, pour moi, impossible d’imaginer ne pas le faire même si j’ai eu plusieurs galères comme des lymphangites !!! si vous vous voulez le faire faite-le et les « vaches » elles vous emm……;-))))))

  11. c’est une des raisons qui m’ont fait prendre un congé parental ne pas avoir à me séparer de la petite comme j’ai dû le faire avec la grande ne avoir à « préparer » la sépartion et au final foirer mon allaitement !!!

    • Perso, j’en suis à 16 mois d’allaitement, j’ai arrêté de tirer au boulot il y a quelques mois et tout roule malgré quelques baisses de régime 🙂

  12. Bonjour, en tant que maman fonctionnaire ayant demandé l’heure d’allaitement à la fin de mon congé mat’ je me permets de faire une précision pour les mamans fonctionnaires : nous ne dépendons en aucun cas du code du travail mais de la circulaire 2002-168 du 2 aout 2002 qui dit que « des autorisations d’absence ou facilités horaires peuvent être accordées sur avis médical et qu’il s’agit d’une mesure de bienveillance relevant de l’appréciant du supérieur hiérarchique et ne constituent pas un droit ». Dans mon cas, le président de mon université avait toujours refusé aux mamans avant moi mais moi j’ai joué la carte du bébé prématuré pour avoir l’autorisation. Donc, il ne s’agit pas d’une rumeur, il y a bien une différence entre le privé et le public.
    Bonne soirée,
    Toinette

    • Il y a erreur, cette circulaire concerne les absences. Là, il s’agit des pauses sur le lieu de travail. Malheureusement cette circulaire est souvent invoquée à mauvais escient. Je suis également fonctionnaire 🙂

      • Je ne veux pas paraître désobligeante mais il s’agit bien dans ce cas d’une autorisation d’absence : on nous autorise à nous absenter de notre poste de travail (et non de notre lieu de travail), pendant les trente minutes nous ne sommes pas à notre poste à faire nos taches quotidiennes. J’en ai longuement parlé avec la section juridique de mon syndicat et et cette formulation « autorisations d’absence ou facilités horaires » est floue ce qui permet de l’appliquer à de nombreuses situations y compris celle de l’heure d’allaitement. Bonne journée, Toinette

        • Je ne vais pas réécrire le livre de Martine Herzog Evans ni celui de CS Didierjean-Jouveau. J’ajouterai juste que plusieurs cas font désormais jurisprudence, qu’en cas de vide juridique c’est le code du travail qui s’applique. Pour mieux comprendre cette circulaire et les termes employés, il faut remonter aux années 1917 et à la création des chambres d’allaitement. Il est donc très clair que, jusqu’au premier anniversaire de l’enfant cela est un droit pour tous. Au-delà c’est une faveur qu’accorde certains.

  13. Mon bébé n’a JAMAIS voulut du biberon et d’ailleurs, il ne veux mon lait qu’a la source, moi qui angoissait tant, j’ai découvert que mon loulou préfère m’attendre et se rattrape la nuit. C’est fou la ressource qu’ils ont quand même.

  14. Pingback: Allaiter au boulot | Je suis une Seinte·

  15. Allaiter au travail… ou pas ? Personnellement, j’ai la chance de vivre à 5min de mon lieu de travail (ah la campagne !…), alors je quittais 30min plus tôt au matin et 30min plus tôt le soir pour donner la tétée directement. Car l’article de loi n’impose pas de tirer son lait sur le lieu de travail, ni d’allaiter sur son lieu de travail (si toutefois il existe une chambre d’allaitement). J’ai dû batailler pour faire valoir ce droit, avec des « mais tu vas arrêter quand ??? » et d’autres remarques désobligeantes. Sans compter que la charge de travail elle, était la même… :/

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