Le 35e jour, histoire d’une relactation

Louis, est né le 27 octobre 2006.

Malgré les bons échos que j’avais eus et que j’ai encore de cette Maternité, je garde un souvenir catastrophique et très éprouvant de l’accouchement et du séjour. Je me suis sentie tout simplement détruite et violée par un protocole médical froid, distant et infantilisant. Pour d’autres femmes, c’est ce qui les rassure. Je dois avouer cependant que d’un point de vu strictement médical, la naissance de Louis a été naturelle mais sans être physiologique. C’est dans ce contexte là, que pour la première fois de ma vie, j’ai mis un enfant à mon sein.

Ma montée de lait a eu lieu a peine 24h après. Malheureusement, mal accompagnée dans cette maternité au trop long séjour de 5 jours, j’ai immédiatement eu des crevasses. Pas de petites. Mes tétons étaient en sang. C’était un problème de positionnement mais jamais je n’ai eu l’aide demandée. Une consultante en lactation dans chaque maternité, ce devrait être obligatoire. On m’a proposé à la place soit de sevrer, soit de tirer mon lait et le donner au biberon…avec un tire-lait électrique simple pompage, d’avant-guerre, une vraie machine de torture. Je devais ranger mon lait dans le réfrigérateur de l’office des sages-femmes mais je n’avais pas le droit d’y entrer. Donc je n’avais pas accès à mon propre lait. Si on venait le chercher « trop tard » (plus d’une heure après le tirage) il était jeté dans l’évier sous mes yeux. Si mon bébé, de 2 jours, avait eu son biberon moins de 4 heures (oui quand j’y repense…4heures c’est une éternité..) auparavant, on refusait de me donner mon lait et je errais dans les couloirs la nuit, avec mon bébé qui pleurait de faim, mes seins en sang qui coulaient…3 nuits durant…

3 semaines plus tard, mes seins guéris, mon fils a bien voulu reprendre le sein. Et tout a roulé parfaitement. Il aurait suffit d’une aide au positionnement les 24 premières heures de vie de mon fils, d’un personnel formé en allaitement dans cette maternité. Il aurait suffit que je sois informée, que je sorte un peu du troupeau et que je me renseigne. Il aurait suffit que l’allaitement soit une norme en France, un art transmis de mère en fille.

2 mois de tétées goulues, sans horaires. Les liens se sont doucement tissés entre mère et fils et tendrement, son papa assistait à nos tétées. Nous étions confiants et sereins.

Et puis un jour j’ai repris le travail. Et mon médecin de famille m’a tout simplement dit : « Bien donc vous reprenez le tant, il faudra commencer le sevrage le tant, on remplace une tétée par un biberon chaque jour. » La déparnurgisation (© Alisabelle dans la prairie) n’avait pas encore atteint mes neurones et j’ai ENCORE aveuglément écouté une blouse blanche qui SAIT.

L’introduction des biberons s’est faite avec facilité car Louis était en plein poussée de croissance. Son papa n’a pas trouvé ça très réjouissant, plutôt long et fastidieux. Et puis il vomissait une partie du biberon, alors…C’est donc moi qui, les seins gonflés de lait, donnais à mon bébé un biberon de lait artificiel. Puisque le docteur l’avait dit….

Et puis ce matin là, je suis partie, la boule au ventre, en larmes, au travail. Je suis assistante comptable. C’était un chouette travail, une mission intérim dans une entreprise sympathique. Et chaque jour était le même que le précédent. A mon retour, mon fils « fouissait » dans mon décolleté. Et j’avais une montée de lait. Parfois au travail, j’allais aux toilettes vider à la main mes seins engorgés. Si au moins j’avais su que je pouvais tirer mon lait et le donner à la nounou, garder l’allaitement à la demande lorsque je n’étais pas au travail…

Au bout d’une semaine, Louis a commencé à avoir des petites plaques d’eczéma. Puis cela s’est mis à suppurer. Il vomissait de plus en plus ses biberons. Nous avons changé cinq fois de marque. Ensuite il a eu la diarrhée. Nous avions un bébé tout mou, tout maigre. Alors nous sommes partis aux urgences pédiatriques. D’abord hospitalisé pour une gastro-entérite, le sang dans les selles a orienté le diagnostic vers une possible allergie aux protéines de lait de vache (APLV).

Les laits hydrolysats et préparations infantiles à base de riz ou soja ont aussi échoués, mon bébé se déshydratait encore. Timidement une jeune interne m’a glissé à l’oreille, pour ne pas que ses collègues l’entendent afin de ne pas être la risée de l’hôpital, « Madame, il y a une autre possibilité. Ce n’est pas très bien vu, c’est compliqué, mais ça peut arranger les choses : la relactation. »

Je suis rentrée à la maison et j’ai passé la nuit à surfer sur le net. A l’aube, je savais ce qu’était la relactation, pourquoi, quand et comment la faire. Ce matin là, j’ai remis mon fils au sein. Il a du boire quelques gouttes, à peine…il n’a d’ailleurs pas compris et a joué avec le sein, mais déjà j’initiais le début de ce qui allait être une longue bataille.

Bataille

Le mot est juste. Bataille contre mon entourage proche qui ne comprenait pas. Bataille contre le médecin de famille qui s’est juste moqué de moi (c’est la dernière fois que j’ai vu ce monsieur, d’ailleurs)…Nous étions seuls, mon bébé et moi.

Je savais qu’il nous fallait des béquilles. J’ai reçu l’aide bénévole d’une jeune femme, Perle, via un forum internet. J’avais son numéro de portable et tout au long de ce parcours, j’ai pu l’appeler à des heures tout à fait indues, au moment où je flanchais, par désespoir ou fatigue. Je suis allée aux réunions d’une association locale qui propose des rencontres pour accompagner les parents dans leur projet d’allaitement : Allo Allaitement 44.

J’ai aussi choisi de ne pas renouveler ma mission intérim afin de me consacrer uniquement à cette mission : redonner santé a mon enfant grâce au seul aliment qu’il supporte : mon lait.

La relactation, c’est la guerre. Contre le biberon, contre les ignorants et contre soi-même parfois. Le but était toujours le même chaque jour : stimuler ma lactation, retrouver le contact avec mon bébé, ne plus donner les préparations artificielles au biberon, dormir, manger, tenir, tenir encore chaque jour. Et quand on entre en guerre, il faut un plan.

  • Louer un tire-lait électrique, sur prescription médicale afin d’être remboursée par la CPAM, double pompage, avec deux phases de succion pour être au plus proche de la succion du bébé (Medela Symphony) Je tirais mon lait au minimum 100 minutes par jour, le plus fréquemment possible. Chaque jour, quelques millilitres supplémentaires venaient se rajouter aux compléments reçus par mon fils. La première goutte de lait exprimée via le tire-lait a été un immense source de joie. Et certains jours je tirais moins que le précédant, et la déprime me tourmentait. J’appelais parfois Perle, en larmes, tard le soir, avec un bébé qui pleurait au sein et ce sentiment terrible d’être égoïste en choisissant la relactation, d’imposer un énième changement à mon bébé, de lui donner faim inutilement…Il m’aura fallu du soutien pour aller au-delà de ce que je pensais faisable.

  • Faire provision d’aliments galactogènes : ce qui a marché le mieux, ce sont les décoctions de fenugrec (c’est un appétant naturel) et Louis réclamait donc le sein sans cesse afin de stimuler un maximum.

J’ai appris, un peu tard, qu’une aide médicamenteuse était parfaitement possible pour une relactation. Dans le cadre d’un suivi médical avec une personne compétente dans le domaine de l’allaitement, la dompéridone est une molécule qui a comme effet secondaire d’augmenter la production lacté chez le patient. On a observé, en moyenne, des augmentations de volume de 900%…autant dire que j’aurai certainement livré une bataille moins longue si j’avais bénéficié de ce traitement. C’est un regret car je garde un souvenir pénible de cette période particulièrement épuisante.

  • Fabriquer un DAL (dispositif d’aide à la lactation) avec un petit biberon et une sonde gastrique de petit diamètre faisant office de paille souple. Si mon budget me l’avait permis je me serais offert un vrai DAL commercialisé chez Medela.

Pourquoi ce système ? Il était important que mon petit Louis reprenne goût à la tétée. Afin de ne pas induire de confusion et de le faire passer d’un biberon au sein, avec le risque, très courant, qu’il choisisse la facilité du biberon qui coule tout seul aux efforts à fournir pour obtenir le lait maternel à la source, il était indispensable, pour moi, de supprimer immédiatement tout biberon. Il était devenu l’obstacle en plastique entre mon bébé et moi. Louis continuait à prendre ses préparations artificielles, réduites chaque semaine un peu plus en volume et en fréquence, mais uniquement au DAL au sein. Ainsi il associait systématiquement mon sein a la nourriture. Concrètement, je mettais mon bébé au sein dès qu’il ouvrait un œil ou s’agitait dans son sommeil. Je repérais ses phases d’éveil calme grâce à une proximité, indispensable en période relactation. Les tétées étaient nombreuses mais pas toutes efficaces. Aussi j’ai du me documenter et apprendre au fil des réunions à Allo allaitement 44 les signes d’une tétée efficace, la prise asymétrique du sein, reconnaître les selles du bébé allaité…Pour garder le contact permanent entre nous et permettre à mon taux de prolactine (hormone de production du lait) et d’ocytocine (hormone d’éjection du lait) de crever le plafond, j’ai choisi le portage en écharpe. Je devais faire comprendre à mon corps qu’il avait un bébé à nourrir, qu’il fallait remettre la machine en marche, et vite !

  • Lors de certaines tétées, j’y associais (5 a 7 fois par jour au départ, puis de moins en moins au fur et à mesure que ma lactation augmentait en volume) le DAL au sein. Le petit biberon contenant mon lait tiré ou une préparation en poudre était placé entre mes seins coincé dans mon soutien gorge. Trempant au fond, la « paille souple » (sonde gastrique) passait par la tétine (un peu élargie aux ciseaux), et le bout de la paille souple était glissé à la commissure des lèvres de mon bébé lorsqu’il arrivait en « fin » de tétée. Le petit tuyau de plastique était tenu par un morceau de sparadrap. Les premiers essais ont été plutôt décevants, mais très vite j’ai appris le placer vite et bien et Louis acceptait de téter avec ce système.

Victoire

Au bout d’un mois de peau à peau, de pompage, de tétées, de portage, je sentais de plus en plus mes seins lourds, les petits picotements lorsque mon petit Louis se collait à moi…Je savais que j’étais a nouveau prête à le nourrir exclusivement au sein.

Mais lâcher le dernier complément au DAL (pourtant de mon lait), 60 petits ml de rien du tout… fut terriblement difficile. J’avais le sentiment de sauter dans le vide, sans filet, sans rien pour me rattraper. Avec du recul, je sais bien que 60 ml ce n’est rien du tout, que ce n’est pas ça qui aurait mourir de faim mon bébé, qu’avec une petite tétée en plus, on n’en parlait plus…

Pourtant psychologiquement ce fut une épreuve difficile à surmonter.

Le 35e jour, Louis n’a plus eu de compléments. Plus jamais

Epilogue

Louis a tété 18 mois au sein, choisissant de se sevrer au cours de mon 6e mois de grossesse. Il a bénéficié de mon lait 18 autres mois suite à de nombreux échecs de réintroduction de PLV : J’ai donc tiré mon lait (tout en allaitant sa petite sœur) et il le buvait au verre ou au bol. Avoir un enfant allaité APLV suppose un régime d’éviction en PLV plus ou moins strict chez la mère. Les réintroductions de PLV dans MON alimentation, tout en douceur ont permis à Louis une désensibilisation progressive. C’est ainsi que depuis ses 3 ans, il peut manger, de façon modérée, des produits laitiers, comme tous ses petits camarades. Un allergologue m’a expliqué que sans cette désensibilisation, il aurait certainement été un allergique sévère à toute trace de PLV, tout au long de sa vie.

Lyla, sa petite sœur, s’est récemment sevrée à l’âge de 3.5 ans et son autre petite sœur, Léonie, 16 mois, a encore de longues années lactées devant elle, malgré une maman qui travaille à temps plein.

Depuis 5 ans, je milite bénévolement et activement pour la promotion de l’allaitement et l’information des parents, des professionnels de santé et de la petite enfance au sein de l’association Allo Allaitement 44. J’ai suivi de nombreuses formations/conférences, durant 4 ans j’ai accompagné au plus près les parents en difficultés dans leur projet d’allaitement (même si aujourd’hui mon travail à temps ne me permet plus une telle disponibilité), j’assure une veille documentaire sur les publications médicales traitant d’allaitement, je continue à animer des groupes de paroles pour les professionnels souhaitant échanger leurs expériences et enrichir leurs connaissances en physiologie de la lactation.

Pugnacity Jane

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28 réponses à “Le 35e jour, histoire d’une relactation

  1. cette histoire est très émouvante. C’est si beau tout ce que tu as fait, tu peux être fière de toi! J’ai aussi vécu une relactation 3 semaines après la naissance de ma fille, et c’est effectivement une histoire de pugnacité, de volonté, et d’amour.

  2. Impressionnant ! Ton petit bonhomme démarre bien dans la vie avec une maman pareille!
    Ce que tu dis sur le personnel médical me fait froid dans le dos… Bravo pour ce parcours!

  3. Un grand merci pour votre témoignage ! Bravo pour votre parcours !
    Je suis entièrement d’accord avec vous : une consultante en lactation dans chaque maternité.

  4. Quel magnifique témoignage… Vous montrez qu’avec beaucoup d’amour et de détermination, tout est possible. C’est un encouragement précieux pour les lectrices, merci !

  5. Chapeau, beau récit et surtout belle histoire, qui montre que des histoires qui ne commencent pas forcément bien se finissent bien.
    Bravo pour l’espoir que tu donnes à toutes les mamans

  6. Partagez ce témoignage, c’est tellement important de lutter contre les préjugés et les mauvais réflexes du personnel médical ! Allaiter est un parcours du combattant parfois et nous devons essayer de changer cela !

  7. magnifique témoignage! La relactation est un parcours très difficile, mais quel victoire de voir bébé téter!
    Mes enfants ont grandit, j’ai allaité mon dernier 25 mois et je dois avouer, que ça me manque terriblement…
    Il faut encourager les mamans à allaiter, même après un mauvais départ…

  8. Bravo, c’est tellement d’efforts ! Tu as percévéré et tu as réussi ton challenge ! Ton fils peut être fier de toi !!! Merci pour ton implication dans l’association. Bonnes tétées…

  9. J’ai également fait une relactation pour ma fille, je me reconnais dans tout ce que tu dis ! Bravo et merci pour ce témoignage !

  10. Merci à toutes…. Je commence à mesurer la portée de ce témoignage.
    Qu il vous donne le courage, l envie et la rage, s il le faut, pour traverser les obstacles.

  11. témoignage poignant !! le personnel médicale est parfois incompétent , il insite à sevrer bébé au moindre ptit obstacle pour ma part j’ai eu la chance de rencontrer une consultante en lactation qui à pour moi sauver mon allaitement .

  12. Le domperidone, je l’ai eu ici au Canada et je le conseille à personne. C’est vrai qu’il fait augmenter la production de lait, mais les migraines que j’avais étaient affreuses et si jamais la production atteint un niveau satisfaisant, tu dois garder le traitement toute la durée de la lactation parce que l’arrêter te fais perdre ta production ! J’ai réussi sur une période de 3 mois à m’en débarrasser en prenant des doses massives de fenugrec…
    En tous les cas, quelle énergie ! Félicitations !

  13. Merci pour ce beau témoignage! J’espère qu’il arrivera devant les yeux d’autres mamans en galère! Bravo pour ta persévérance !

  14. Bravo pour votre tenacite! Mais Vous n’aviez pas eu de cours de préparation avec une sage-femme libérale? Vous n’en avez pas vu en sortant de la maternité? C’est vraiment désolant d’avoir vécu cette période sensible aussi démunie d’aide et de conseils! Félicitation d’avoir surmonté tout cela, et encore plus de faire profiter les autres mamans de votre expérience!

  15. Comme les professionnels peuvent être ignorants, blessants, voire destructeurs…j’en ai honte… (je suis moi même infirmière!)Je suis moi même passée par une relactation…mon 1er bébé, né prématurément à 33sa a fait de moi une maman débutante…et de mauvais conseils de la part d’un puéricultrice de maternité m’ont coupé une lactation en bonne voie mais qui méritait toute leur attention..pourtant….(un engorgement lors de la montée de lait…une application de persil sur les mamelons et hop..pfuittt!!! disparu l’or blanc!!!) avec un bébé prématuré, dans les conditions difficiles de ses début de vie…il aurait été si précieux!
    mais à ma grande chance j’ai aussi rencontré la conseillère en lactation de la même maternité…une perle!!!! d’une détermination, d’un optimisme…des conseils, du soutien, des sourires et des encouragements plus tard et j’ai allaité 4mois 1/2!!!!! (en mixte…mais là aussi….maintenant mère de 3 enfants tous allaités et bcp plus informée à présent….j’aurais pu faire mieux!!!mais l’essentiel….je l’ai fait!!!et j’en suis fière!!!!)
    bravo à toi, et à ton combat!!!! celui d’une mère…ce don de lait…ce don de soi….
    bonne route lactée!

  16. Une belle histoire….le plus beau cadeau après la vie que l’on peut offrir à son enfant est pour moi l’allaitement!

  17. Chapeau,
    j’ai aussi eu des souci à la maternité car obliger de donner un biberon à la naissance (mon fils n’arrivait pas à téter, normal une naissance ça fatigue) alors que je leur ai proposé le DAL : l’équipe m’a regardé d’un oeil bizarre car il ne connaissait pas. Et moi avec la fatigue des 24h de travail, j’ai laissé faire (et je m’en veux beaucoup). Le tire lait on me l’a fournit qu’au 3e jour car avant ça sert à rien vu que la montée de lait ne se fait qu’au 3e jour : mais quelle connerie.
    Je n’ai pas eu ton courage car j’ai essayé de relancer ma production après 15jours sans allaitement, mais je n’ai pas fait assez : mon fils a pu enfin aller au sein, mais j’ai du toujours lui faire des compléments soit avec mon lait soit avec de la poudre. Mon fils a été allaité 4 mois comme ça.
    Pour le prochain je vais arriver avec des « armes » à la maternité.

    Merci pour ton témoignage.

  18. Grand merci pour ton témoignage. Tu me donnes bien du courage pour me lancer dans un processus un peu similaire. J’ai par contre la chance d’avoir beaucoup de lait que je tire au tire lait et donne au bib à mon bébé, faute d’avoir pu être aidée à la sortie de mater. On a toutes des histoires différentes mais toutes le même but. Nourrir au mieux nos enfants 🙂

  19. bravvvvoooo c est super je ne savais pas que c etait possible. j allaite et ca va mais je bosse en pediatrie et j aimerais mieux conseiller les maman

  20. Bonjour Pugnacity, je suis une étudiante sage-femme en dernière année et je réalise mon mémoire de fin d’études sur la relactation. Pour cela, j’ai besoin de réaliser des entretiens individuels (qui peuvent être téléphoniques), anonymes. Seriez-vous d’accord pour témoigner ? Je vous remercie d’avance pour votre réponse.
    Sophie

  21. Premiere nuit de relactation. Fatiguée mais heureuse et enfin sereine par ma decision.
    Votre recit me permet de croire en la reussite de mon projet. Merci

  22. Je suis tellement triste, en tant que professionnelle de santé, de lire toute cette souffrance imposée aux mères dans les premiers jours après l’accouchement. Encore plus triste en tant que mère, avec un allaitement difficile, de me dire que moi j’ai su quoi faire parce-que je suis sage femme, mais que tant d’autres femmes ne savent pas et passent au lait artificiel. Notre société est pourrie, elle nous impose de reprendre le travail alors que nos enfants ont besoin de nous. Elle nous oblige à croire que l’allaitement est simple ou n’est pas, ou bien est suffisant les deux premiers mois. Chaque femme devrait expliquer à sa fille, sa nièce, sa cousine ce qu’est l’allaitement, le tire allaitement, le dal est compagnie. Nous avons beaucoup à apprendre des « pays émergents » sur ce qu’est la vie, la vraie, celle qui est sale, belle, vivante, et non aseptisée et cachée comme la notre! Et chaque femme devrait savoir quoi faire pour nourrir son enfant, même quand il existe des difficultés.

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