Deux allaitements, le même chemin

Je n’ai pas été allaitée, trop petits seins, pas assez de lait, pas assez nourrissant, trop de crevasses m’a dit ma mère. Pourtant pour moi, l’allaitement est quelque chose de naturel et je ne me vois pas nourrir mes enfants autrement. Avant même d’être enceinte, je me renseigne sur internet qui m’ouvre au monde du maternage au sens large et à l’allaitement « long ». Je potasse le kama sutra de l’allaitement : madone, madone inversée, ballon de rugby… Je sais ce qu’est un pic de croissance, les courbes de poids de l’OMS sont téléchargées, le site de la Leche League est dans mes favoris, je sais que j’y arriverai.

27 aout 2010,  14h02, mon fils vient de naître. L’accouchement a été long et douloureux mais conforme à mes rêves, dans le respect, dans ma maison. Le moment tant attendu est enfin arrivé, il ronge son poing, mon tout petit va s’accrocher à mon sein. La tétée est douloureuse, loin de l’image idyllique que je m’en faisais mais je serre les dents. En 24h, j’ai les mamelons en sang, je me tartine de crème, j’applique mon kama sutra de l’allaitement, mais rien y fait. Il pleure, il veut téter, je pleure, j’ai mal.

Au bout d’une semaine, je vais voir une consultante en lactation. La position est correcte (oui merci je sais), il n’ouvre pas beaucoup la bouche (ça aussi je sais, mais rien y fait), il faut attendre que sa bouche grandisse (ah ok, et en attendant je chiale et pisse le sang par les nichons ?). Finalement, l’allaitement ce n’est pas si simple, pas si naturel. Après 10 jours de torture et une séance d’ostéopathie qui n’a rien donné, j’abandonne et tire mon lait. Chaque biberon est une torture et par-dessus le marché, mon mari autorise belle-maman à lui donner un biberon de MON lait sans me demander mon avis. Il ne voit pas où est le problème, je lui en veux, j’en veux à tout le monde. A tous ceux qui me dise que ce n’est pas grave, que j’ai essayé. A mon fils qui me fait si mal. A moi pour être si chochotte et pour avoir abandonné (est ce que j’ai vraiment fait tout ce que je pouvais ?).

Il a fait ses nuits à 3 semaines, je n’ai plus eu le courage de me lever la nuit pour tirer mon lait. Je suis toute seule avec lui toute la journée, je n’ai pas de temps de tirer le jour et ma production de lait en pâtit. Alors forcément, petit à petit il a plus de lait en poudre et moins de lait maternel. Au bout d’un mois et demi, c’est fini. J’ai tenté à plusieurs reprise de le mettre au sein, pour voir si sa bouche avait grandit, mais à chaque fois, une seule tétée suffisait à me faire une crevasse.

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Une des dernière tétée d’Ethan à 1 mois et demi

Ce premier allaitement m’a laissé un goût amer, un sentiment d’échec et d’être passée à côté de quelque chose. Oui, mon fils est parfait, jamais malade, un sommeil de plomb, il engouffre biberon et purée avec appétit, je devrais être contente mais il me manque et me manquera toujours quelque chose.

Puis vient une deuxième grossesse et je compte bien réessayer. J’ai ressenti beaucoup de sentiments contradictoires. J’ai peur d’un nouvel échec et en même temps j’ai peur d’y arriver, que ma fille ait « plus » que mon fils, qu’il m’en veuille de ne pas avoir eu cette relation. Forte de mon expérience, je prépare mes armes anti-chochotte : le méga tube de crème et des bouts de sein. De toute les tailles, juste pour être sûre et je re-potasse le kama sutra de l’allaitement.

23 novembre 2012, 18h26. Un accouchement bien moins éprouvant que le premier, encore à la maison. Ma fille est parfaite, j’avais passé commande pour une petite rousse et je l’ai eu. La première tétée fut douloureuse, évidemment. Un peu de crème, un peu de bouts de sein et je supporte. Mais je trouve qu’elle dort beaucoup, ma sage femme me rassure, elle a l’estomac encore plein de mucus et ne va pas tarder à tout dévorer. Mais elle dort vraiment beaucoup, elle tète 5 minutes et se rendort, elle fait des selles vertes et je suis obligée de tirer un peu de lait pour soulager mes seins trop pleins. Je sais qu’elle ne se nourrit pas bien et qu’elle dort pour s’économiser, la balance me donne raison.

Re-voilà donc le tire-lait, je déteste cette usine à gaz. Cette fois, point de biberon, elle a juste un peu de mal à démarrer alors on lui donne le lait à la seringue mais c’est un enfer pour nous comme pour elle. Dès que le bout de la seringue a le malheur de toucher sa gencive, elle hurle et ne veut plus rien avaler. Je repense alors à quelque chose qu’une ancienne collègue avait dû utiliser pour son deuxième fils qui a mis 3 mois à téter correctement : le DAL (Dispositif d’Aide à la Lactation).

C’est un objet mystérieux composé d’un réservoir et de 2 petits tuyaux qu’on colle sur les seins. Le bébé tète le sein et le tuyau en même temps, pas de confusion sein/tétine, la lactation est stimulée, le bébé ne se fatigue pas et le lien lacté est conservé. J’ai trouvé un site fabuleux : Allaitement pour tous, c’est groupe d’entre-aide pour les mamans utilisatrices de DAL qui propose des documents et vidéos sur l’utilisation du DAL au sein mais aussi au doigt. Parce que sur le papier ça a l’air simple mais en vrai, mettre le sein ET le tuyau dans la bouche d’un bébé qui refuse d’ouvrir la bouche correctement, c’est du sport. Le DAL au doigt est une bonne alternative, je lui donne un sein, puis l’autre et papa lui donne le complément au doigt pendant que je tire mon lait pour la prochaine tournée. Heureusement qu’il est là car c’est très lourd, tirer jour et nuit, laver, donner le sein, le DAL, et recommencer encore et encore.

Cela fait 1 mois, sa succion ne s’améliore pas et surtout j’ai visité en long, en large et en travers le site d’allaitement pour tous. Une section entière est consacrée aux freins, freins de langue mais aussi de lèvre, photos à l’appui. A bien observer ma fille, le frein de lèvre est évident et puisqu’on met X fois par jour notre index dans sa bouche, nous avons tous les deux trouvé que son palais était fortement creux (les palais creux peuvent aussi poser des problèmes de succion). Sa petite bouche (tout comme son frère) semble indiquer un frein de langue mais certains sont difficiles à identifier, les types 4.

Nous sommes le 24 décembre mais j’ai besoin de réponses. Mes mails aux animatrices LLL et à la consultante en lactation que j’avais vu pour mon fils sont évidement sans réponses en cette période de fête. En désespoir de cause, je tente d’appeler la deuxième consultante en lactation de mon département. Elle répond, j’expose la situation et elle me propose un RDV à domicile pour le 26 … en s’excusant de ne pas pouvoir venir plus tôt (!), je l’aime déjà. Elle observe une tétée, remarque effectivement la petite bouche et va faire un vrai examen « buccal » à ma fille, contrairement à celle qui avait vu mon fils. Le verdict tombe : frein de lèvre, palais creux et frein de langue postérieur, la totale. Elle m’explique toutes les conséquences que peuvent avoir un frein de langue non traité et au-delà de l’allaitement, il y en a beaucoup. Elle me donne le nom de deux ORL parisiens qui acceptent de pratiquer une frénotomie sur des bébés et en particulier qui sont capable de traiter les freins postérieurs. Ils sont rares, très demandés et c’est les fêtes de Noël. On n’aura RDV que 2 semaines plus tard, le temps me semble très long mais je tiens bon.

L’ORL est très gentil, il confirme le diagnostique de ma consultante en lactation et nous explique la procédure. A cet âge, le frein de langue n’est pas innervé et peu vascularisé donc pas besoin d’anesthésie et les saignements ne dureront pas longtemps. Pour le frein de lèvre, ça va saigner un peu plus mais rien de bien méchant. Il prend le papa comme assistant et me renvoie dans la salle d’attente avec mon fils pour « qu’il ne voit pas les malheurs qu’on va faire à sa petite sœur ». Comprendre : « parce que les mamans sont trop émotives, profitons que le papa soit là » ;-).

Le bébé peut mettre jusqu’à 3 semaines pour téter correctement, 3 semaines passent et c’est toujours la galère. Je pleure souvent, je suis fatiguée, j’en ai marre, je hais ce tire-lait, je hais ce DAL mais je les aime quand même parce que c’est la seule chose qui me permet d’allaiter. Après tout, ma fille a deux mois j’ai donc officiellement pété mon record (youhou). Je m’améliore avec ce truc et donne de plus en plus au sein plutôt qu’au doigt. Un mois après la frénotomie, on tente le tout pour le tout, il y a 3 tailles de tuyau et pour la forcer à téter, on passe au plus fin. Elle tête 5 min, se rendort et recommence 1h après. Après 1 semaine d’essai et une prise de poids nulle (quand on a un bébé qui se nourrit mal, on devient des psychopathes de la balance), je repasse au gros tuyau. Elle avait faim, j’ai dû décongeler du stock pour rattraper tout ça.

A partir de là, j’ai décidé de faire le deuil d’un allaitement normal. J’ai acheté un tire lait personnel, portable, plus discret et plus facile à transporter en cas de déplacement. Je vais tenir jusqu’à 4 mois et commencer la diversification pour combler son défaut de succion. Malheureusement, mon mari en a marre du DAL. Il me fait du chantage : soit j’accepte de lui donner mon lait au biberon, soit je me débrouille toute seule avec mon DAL. Il en a marre que je passe ma vie à tirer mon lait, se sent délaisser, me parle d’acharnement. Ma famille ne dit rien mais n’en pense pas moins, mes amies se sont permis quelques réflexions sur mon obstination à refuser d’utiliser un si anodin petit biberon mais je ne les écoute pas, elles n’ont même pas d’enfant. Ce fut un gros passage à vide, j’en ai beaucoup voulu à mon mari de m’abandonner et je me suis sentie très seule prête à tout lâcher. Et puis de voir ma fille au sein, malgré la présence du DAL me redonnait la force à chaque fois. J’ai plusieurs fois tenté les forums d’entraide mais raconter sa vie sur internet à des inconnues je n’ai jamais apprécié.

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Emma à 3 mois qui tète avec l’aide du DAL

Pour une raison que j’ignore, la tétée est plus douloureuse à droite et j’ai beaucoup de mal à utiliser le DAL de ce côté-là. Alors je décide de ne lui donner que le sein gauche et me contente de tirer à droite. La routine s’installe, je m’habitue à la fatigue, elle ne veut pas manger la bourrique alors je continue à tirer mon lait 8 fois par jour dont au moins une fois la nuit, je lave, je donne le sein et le DAL. Par contre, je n’aime pas utiliser le DAL en public. La mise au sein est délicate avec le tuyau et pas vraiment discret alors j’ai tendance à rester beaucoup à la maison, heureusement que je suis casanière de nature sinon j’aurai pété un câble.

Cerise sur le gâteau, mademoiselle est intolérante aux protéines de lait de vache. Me voilà donc au régime, moi la Normande, plus de beurre, de crème, de fromage. J’ai franchement l’impression que le sort s’acharne sur moi mais elle dort beaucoup mieux et cela explique pourquoi elle se réveillait 15 min après l’avoir posé dans son lit alors qu’elle pouvait dormir 3h d’affilées dans l’écharpe (les PLV lui donnaient un RGO).

Elle a 6 mois et ne mange pas plus de 3 cuillères de purée ou de compote, elle ne veut pas non plus de morceau. Si l’allaitement s’était passé sans problème, je n’aurais pas été si pressée de diversifier mais pour me libérer du tire-lait, elle doit manger. Je réduis quand même un peu les tirages passant à 6 puis 4 tirages par 24h.

Elle a 8 mois, et j’ai super mal au sein droit, celui qu’elle ne tète pas. Un canal lactifère est bloqué, le tire lait n’y fait rien, on est vendredi et je flippe que ça dégénère en mastite infectieuse en plein week-end. J’appelle ma consultante en lactation qui me donne la liste des antibiotiques efficaces, elle me dit d’essayer quand même de mettre ma fille au sein pou tenter de débloquer, que même si ça fait mal, c’est ce qu’il y a de plus efficace. Je doute, vu qu’elle n’est pas autonome au sein comment serait-elle capable de me débloquer ? Après un RDV épique chez le médecin remplaçant (mois d’août oblige) j’ai quand même réussi à avoir mes antibiotiques (au cas où). Un type condescendant à souhait qui voulait que je lui donne du lait en poudre plutôt que de la faire téter du côté atteint, tout le contraire de ce qui est recommandé, heureusement que j’étais renseignée ! Encore un qui a dû en faire foirer des allaitements. Finalement, j’ai décidé de tenter le coup et de faire téter ma fille. J’ai pris mon courage à deux mains et incroyable mais vrai, j’ai eu très mal 5 min et puis le lait a coulé.

Moi qui la croyais peu efficace, voilà que je reprends confiance. Je décide de me forcer un peu à lui donner le sein droit pour pouvoir supprimer le tirage de la nuit, même si j’ai toujours cette douleur latente que je n’explique pas. J’apprivoise cette douleur, quand elle tête à califourchon sur mes genoux, c’est va. La nuit, en position allongée c’est gérable et finalement, à 9 mois j’arrête de tirer. J’angoisse quand même, la dernière fois que j’ai essayé de la sevrer du DAL, elle a crevé de faim. Bon cette fois c’est différent, elle commence à bien manger et après quelques jours tout va bien. Je nettoie les biberons, le DAL, le tire-lait, je stérilise et range le tout. C’est bizarre, j’ai attendu ce moment pendant des mois mais je ne réalise pas. Cela fait bientôt trois mois que mon usine à gaz est dans sa boite, mais je ne l’ai toujours pas renvoyée. En fait j’ai peur que ça me porte la poisse. Pourtant il n’y a aucune raison puisque au cas où, j’ai toujours mon petit tire-lait. Il y a une boite de lait en poudre 1er âge dans mon placard, elle n’est pas ouverte et je ne l’ouvrirai jamais, faudrait que je m’en débarrasse aussi.

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Emma a 10 mois et tète sans aide

Elle mange relativement bien, elle aime le fromage de chèvre, l’ossau-iraty et le poisson au curry. Elle tète encore beaucoup la nuit, elle est complètement accro au nichon, mes cheveux sont devenus son doudou et les poussées dentaires ne sont pas une partie de plaisir.

Et pourtant, c’est vraiment génial, j’ai enfin ce que je voulais, cette relation unique et fusionnelle, sentir sa petite bouche coller tout contre moi et sa petite main qui farfouille dans mes cheveux, la petite moue qu’elle fait après avoir lâcher mon sein, endormie et confite dans le lait.

Quand j’y pense, ça me mets les larmes aux yeux parce que je suis heureuse de pouvoir vivre tout ça mais aussi parce que je suis triste d’avoir loupé tout ça avec mon fils. Et je suis en colère, parce que si son frein de langue avait été diagnostiqué, il aurait pu téter normalement, et probablement plus rapidement que sa sœur, parce que lui, il avait vraiment la niak. Il devait téter plus fort et plus longtemps pour avoir sa dose mais il l’avait et n’avait donc pas de problème de poids. Ce ne sont que les douleurs provoqué par sa succion défaillante qui m’ont fait arrêter.

Ma fille, elle préférait abandonner et s’endormir. Pendant ma grossesse, j’ai stupidement imaginé qu’il pourrait avoir envie d’essayer pour faire comme sa sœur, qu’il ne me ferait pas mal et qu’on rattraperai le temps perdu. J’espère seulement qu’il ne m’en voudra pas trop et qu’il ne pensera pas que je l’aime moins que sa sœur.

Cet allaitement a été un vrai combat, il y a eu des bas et des très bas, j’ai appris à tirer mon lait debout en sautillant d’un pied à l’autre pour endormir ma fille dans mon dos. J’ai appris à tenir mes téterelles d’une main, à renculotter mon fils de l’autre et à régler mon tire-lait avec les pieds. J’ai appris à avoir un peu plus confiance en moi et à me foutre de l’avis les autres. Je sais que devant toutes les galères que j’ai eu, beaucoup auraient renoncées mais moi j’ai tenu. Je suis peut-être la seule à le penser mais je suis extrêmement fière de tout ce que j’ai fait.

Je souhaite un très bon anniversaire à ma fille et un très bon anniversaire à notre allaitement, en espérant pouvoir encore le faire au moins une fois ou deux … ou plus.

Emilie

PS : nous sommes aussi très fières de ton chemin parcouru !

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12 réponses à “Deux allaitements, le même chemin

  1. Que d’émotions en lisant votre message Émilie! waouh, je suis touchée par l’amour que vous portez à vos enfants et votre très belle force et énergie! Vous pouvez être très très fière de vous, c’est tellement difficile de tenir le coup quand on n’a pas autour de soi la bienveillance et le soutien dont on a tant besoin parfois ! BRAVO!

  2. Un méga bravo !!!
    Je suis très admirative de ta persévérance, j’aimerais avoir autant de courage que toi pour ma relactation, je doute constamment.
    Tu peux être très fière de toi !

  3. J’ai aussi dû faire le deuil de l’allaitement mais pour des raisons différentes. La petite Viking pesait 1,950kg à la naissance (petit poids dû à une pré-éclampsie). Il était donc très difficile pour elle de téter, même le biberon. Je lui ai donné le sein plusieurs fois, mais elle prenait deux gorgées et tombait d’épuisement.
    Pour réussir, les puéricultrice m’avaient conseillé de: la mettre au sein, la reposer (après 2 gorgées, donc) tirer mon lait puis réussir à la réveiller pour la compléter au biberon. Tout ça prenait à peu près une heure (oui, parce que pour les prendre ses 2 gorgées, il lui fallait bien 20 minutes) et était à faire toutes les deux heures, même si elle ne réclamait pas. Donc j’étais épuisée, ma fille aussi, elle faisait de plus en plus d’hypoglycémies, risquait de partir en néonat sans moi.
    Bref j’ai fini par décider (et pourtant le personnel a tout fait pour m’en dissuader…) qu’elle serait mieux avec moi au biberon que sans moi à la sonde…

  4. J’ai aussi connu quelques difficultés, mais rien de comparable avec toi ! Vraiment chapeau ! Tu a vraiment toutes les raisons d’être fière de toi. Tu avais déjà fait tout ton possible pour mettre toutes les chances de ton côté avec ton fils, tu n’as pas eu la chance de tomber sur les bons professionnels …

  5. Punaise quelle mère courageuse tu es! J’en ai les larmes aux yeux tellement je ressens cet niak que tu as, je te comprends même si je ne suis pas passée par autant d’obstacles et comme toi je me suis acharnée malgré les « désencouragements » des autres, de la famille aussi…Tu n’avais rien pour t »aider » et pourtant tu as continuer, tu as réussi à puiser cette force au fond de toi par amour et personne n’a le droit de juger ou dire que tu es « tarée » d’avoir voulu allaiter, c’est un lien tellement fort. Franchement, je ne sais pas si j’aurais pû accomplir tout ce que tu as accompli malgré mon angouement pour l’allaitement très fort! Bravo à toi!

  6. Eh bien… tu as vraiment de quoi être fière !
    Tu sais, un premier enfant et un deuxième c’est différent, il ne faut pas que tu compares. C’est ton fils qui a fait de toi une mère, et c’est votre expérience ensemble qui t’a donné la détermination et les moyens de poursuivre l’allaitement de ta fille, malgré les difficultés que tu as rencontrées (et qui n’étaient pas des moindres). C’est en quelque sorte grâce à lui que vous pouvez partager cette relation, ta fille et toi ; lui aussi peut être fier, et tu peux aussi être fière de ton chemin avec lui, car comme ton titre le dit si justement, c’était le tout début d’un seul et même chemin, sur lequel tu avances encore aujourd’hui.

  7. Pffiou! Quel parcours! Chapeau d’avoir fait tout ça ! Il y a de quoi être fière, en effet.
    Bravo!

  8. Tu m’as mis les larmes aux yeux !
    Effectivement, tu peux être fière de toi !
    Je comprends ce sentiment que tu as donner plus à ta fille qu’à ton fils. Mais ne t’inquiète pas, l’allaitement n’est qu’une partie de ce que tu peux donner à tes enfants, et vu comme tu t’es battue pour ça, je suis sûre que tu es la meilleure des mères pour tes enfants 🙂

  9. C’est magnifique ce que tu as fait. Quel dommage que ton mari ne t’ait pas suivie sur ce coup là, mais ça rend ton parcours encore plus impressionnant car y arriver sans soutien, chapeau !
    Ta fille peut être fière de sa maman qui s’est accrochée et battue pour qu’elle ait le meilleur. Ton fils sera fier aussi, il comprendra que ce n’était pas de ta faute.
    Vraiment bravo, c’est une merveilleuse histoire, une merveilleuse déclaration d’amour d’une maman à ses enfants.

  10. je suis émue en vous lisant… Et je me reconnais dans cette souffrance au sein… Les 3 premières semaines d allaitement de mon 1er ont été un cauchemars à l hôpital on m a répondu que c était normal d avoir mal… J ai tenu 3 semaines à pleurer à chaque tétée … J ai appelé une consultante en lactation qui est venue… 8jours plus tard. Le petit mettait mal ses mains ce qui déséquilibrait la tête et il tirait sur le sein, me provoquant des crevasses… tout s est bien passé par la suite. Puis arrêt d allaitement à ses 19mois, lorsque j ai découvert ma grossesse de son petit frère il m a dit « maman pas bon le lait » … (il changeait 😉 ) naissance de mon 2eme, mise au sein, et ça allait, juste des petites pincettes, mais je savais qu avoir mal n était pas normal et je commençais des crevasse au bout de 2 jours d être rentrée chez moi… impossible de contacter une consultante… Du coup je me suis présentée spontanément à l hôpital, j ai expliqué mon problème et en fait mon 2eme a le palais creux et est un peu fainéant au sein (comprenez il attend que ça coule tout seul sans faire d efforts) …Il a 5mois et tout est rentré dans l ordre 🙂 j espère aller aussi loin qu avec mon 1er 😉

  11. Super témoignage, c’est beau de voir que certaines personnes ont tellement d’attachement pour les bonnes choses et veulent le meilleur pour leurs enfants, alors que ce serait si simple de donner des bibs de lait en poudre … Mais ça montre bien 2 choses : quand on est motivé, tout est possible, et d’autre part, pour réussir il faut être bien documenté au départ et trouver les bons interlocuteurs. Bravo pour ce que vous avez fait pour vos enfants, ils vous en seront certainement reconnaissants !

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