Allaitement : entre allergie, burn out et réconciliation

2 ans2

Je pense que je n’aurais jamais pu imaginer comment ma vie allait changer avec l’arrivée d’un enfant.

J’ai entendu beaucoup de « profite tant qu’elle est pas là », « la vie n’est plus jamais la même », « finit la routine », « bienvenue les galères, les ennuis ».

Oui, peut-être, mais on ne m’avait pas prévenu du comment j’allais me transformer au fil des jours et des mois, au fil des années maintenant.

Comme l’arrivée d’un enfant allait bouleverser ma vie totalement, créer un big bang dans mon cœur, dans mon âme, comme l’amour allait se répandre dans les plus infimes parties de mon corps, comment cet ouragan allait balayer tous mes aprioris, mes convictions, mes certitudes…

Devenir maman m’a fait découvrir une chose extraordinaire, qu’il y a encore 27 mois je ne connaissais pas.

C’est l’allaitement.

Je sais, ça fait cucul la praline de dire ça, mais vraiment et sincèrement j’ai été bouleversée à tout jamais par cette aventure que je vis toujours le plus sereinement possible.

Et pourtant les débuts ont été fait de souffrances et d’amour, mais surtout de souffrances et de doutes, de remise en question, de perte de confiance.

Le jour où j’ai décidé d’écouter ma fille, l’experte de nous deux dans notre relation et dans l’allaitement. Le jour où j’ai décidé d’avoir confiance en nous, où j’ai décidé de ne plus JAMAIS laisser mon instinct de maman de côté, c’est là que j’ai commencé à vivre de manière épanouie mon rôle de mère, et surtout mon rôle de mère allaitante !

Un 10 novembre 2012, je suis devenue maman d’une « petite » puce de 4kg100 et de 53 cm.

A sa naissance, ma fille a été tout de suite cataloguée de gros bébé, et à la maternité on avait peu confiance en mon allaitement.

Encore aurait il fallu m’expliquer les bases, monté de lait, mise au sein, position d’allaitement, et « à la demande ».

Non, non, à la place on m’a forcé à donner des compléments de lait artificiel, 3 au total.

Dans un moment où j’étais fragile, où je passais mes débuts de nuits à pleurer avec la chute des hormones.

Heureusement, j’ai téléphoné à ma sage femme qui m’a donné mes cours de préparation à la naissance, pour lui informer de ma sortie, elle m’a demandé si j’allaitais, je lui ai expliqué la situation et elle m’a dit :

« Oula, mais attention, tu commences déjà le sevrage là »

« Le quoi ? »

Enfin voilà le mot qui résume bien ce début d’allaitement « Quoi ? »

Après ces 3 biberons de lait artificiel, notre calvaire à 3 a commencé.

J’ai eu des mois, voire des années bien terribles dans ma vie, mais alors les 4 mois qui ont suivi mon accouchement resteront les plus traumatisants et les plus éprouvants.

Il y a de ces cicatrices qui ne se soignent jamais, qui restent béantes, dans un coin de la tête, du cœur, dans l’âme d’une maman. Et c’est là que je dis : « Heureusement il y avait l’allaitement »

J’ai vécu pendant 4 mois l’enfer et l’ambivalence.

Vous savez ce sentiment d’être si heureuse d’être maman, mais d’être si malheureuse du reste.

Ce qu’on appelle le Baby Blues je crois ?

Et bien moi, il a été mon quotidien pendant presque 9 mois je crois.

Et en fait, on s’aperçoit après qu’il s’agissait plus d’une forme dépression.

A l’origine de ce mal : ces 3 « petits » biberons de lait de vache.

C’était un bonheur d’avoir ma fille, mais avec la douleur quotidienne de la voir souffrir et de l’entendre pleurer, le bonheur seul ne suffisait plus.

Jamais j’ai cru qu’il était possible d’être aussi fatiguée, abattue moralement.

J’ai du me battre, chaque jour, chaque minute pour ne pas sombrer.

Un combat qui m’a semblé si long, et tellement éprouvant pour une jeune maman.

Mais c’était sans compter un allier de choc : « le poupou », comme l’appelle ma fille.

Ce lien lacté qui nous a jamais quitté, cet or blanc qui nous a permis de tout surmonter : la douleur, la dépression, le désarroi, le découragement, les pleurs, le manque de sommeil, les cris, la pression, les « on dits », les jugements, les critiques, mes préjugés, les mythes et la connerie aussi !

« Ben oui, un bébé ça pleure beaucoup et ça dort très peu, tu savais pas ?!? ».

Je me souviens le nombre de fois ou je disais à mon mari « Si c’est ça avoir un enfant, comment ça se fait qu’on est 6 milliards ?!? Les gens sont fous! »

Je ne savais pas que c’était aussi dur, aussi martyrisant.

Car oui, parfois je l’avoue, j’avais l’impression que mon bébé me martyrisait, le faisait exprès !

Je ne me suis jamais sentie aussi coupable de toute ma vie d’avoir de telles pensées, de me sentir aussi faible, lâche face à un si jeune bébé, le mien en plus.

En fait si j’écoute les voisines, le pédiatres, les amis d’amis de la tante de l’oncle de Uguette (alias Mme Jesaistoutsurtoutmaisj’aiallaitéquemoiscarj’avaisplusdelait) : je suis une mauvaise mère !

Et puis un jour, on découvre que notre persévération, notre amour, notre volonté et notre courage bat tous les préjugés et toutes les souffrances.

Et on découvre aussi la source de ces souffrances : une allergie aux protéines de lait de vache (et pas que).

« Ah d’accord, alors en fait ce n’est pas moi qui cause la souffrance de ma fille ? »

« En fait je ne suis pas une si mauvaise mère que ça ?! »

En fait si j’avais écouté tous les « on dits » et les conseils du 1er pédiatre et de la tante Huguette, on serait encore en train de souffrir toutes les deux ? Peut être que même mon couple aurait explosé, peut être même que j’aurais arrêté l’allaitement, et cette relation si saine et unique qui me lie à ma fille ? Peut être même je ne serais pas là à écrire tout ça, peut être même je ne serais pas là du tout, et j’aurais sombré totalement vers la tristesse et le vide.

Mais voilà, voilà, j’ai trouvé le problème et j’ai arrêté de pleurer de désarroi et j’ai versé des larmes de soulagement, enfin je savais ce qui n’allait pas !

Enfin j’avais la sensation de ne pas être folle ou parano.

Oui ma fille souffrait, et oui j’ai été la seule à l’avoir senti/compris.

En résumé, voilà ce que 3 biberons de lait de vache (et tout ce que je mangeais de produit laitier ont fait à ma fille) :

– Un gros Reflux Gastro Œsophagien (R.G.O), traité à l’époque par anti acide et pansement gastrique (presque aucune efficacité),

– Étouffement la « nuit » avec ses remontés acides malgré un lit à 45°, avec des pauses respiratoires. (Comme je le dis si bien « je flippais ma race »)

– Des coliques traitées par probiotiques (aussi efficace qu’une patte de lapin et d’un trèfle à 4 feuilles dans mon porte monnaie).

– Des selles vertes et explosives ou de la fausse constipation.

– Des pleurs intenses plus de 18h/24h (Je prends la corde pour me pendre ou j’attends un peu ?)

– Des troubles du sommeil (les 4 premiers mois de sa vie, elle devait dormir 4h/24h seulement )

– Elle tétait énormément (jusqu’à 20 fois sur 24h, « Ha bon tu as les tétons en feu ? »)

– Elle ne voulait que les bras, pleurait énormément dans : la nacelle, le cosy, le siège auto, le tapis d’éveil, le bain, la table à langer, son lit, notre lit (Mon mari a doublé son muscle du biceps)

– Elle ne supportait pas non plus être dans une écharpe ou un porte bébé, elle aimait être droite dans les bras, sans être collé à nous. (Oui, le papa est très très costaud maintenant)

Justement sans le papa (et sans ma mère) je me dis parfois que je n’aurais jamais tenue.

C’est lui qui a sauvé mon allaitement.

Combien de fois en pleine nuit, je disais que c’était terminé, que demain elle allait avoir un biberon, qu’il y en avait marre d’être une tétine vivante, que je n’avais plus de vie, que j’étais pas faite pour ça.

Et combien de fois il me disait d’attendre que le jour se lève et de voir comment se passe la journée.

Il n’est jamais allé me chercher cette boite de lait artificiel dont je parlais tant pour « le cas où… »

Il est resté éveillé les temps où je somnolais avec bébé au sein, assise sur un fauteuil ou dans le lit, pour ne pas mettre en danger bébé.

Il en a passé des nuits blanches à garder poser son doigt sur mon sein pour permettre à bébé d’avoir le nez dégagé, les nuits où je n’avais même plus la force de le faire moi même.

Et puis…..grâce à la sensibilisation et au soutien d’autres mamans qui allaitent, et de La Leche League, j’ai pris l’initiative de faire un régime sans P.L.V (Protéine de lait de vache) sur 1 mois.

Au bout de 11 jours, nous avons vu avec mon mari, une grosse amélioration de la santé de notre fille.

– Moins de pleurs (mon Dieu que ça fait du bien pour les oreilles, j’en avais des acouphènes)

– Elle dormait beaucoup plus (8h/24h : 6h la nuit et 2 heures en journée)

– Elle est arrivée à espacer d’elle-même les tétées, entre 8 et 10 tétées /24h (zut j’ai du temps libre, qu’est-ce que je peux faire maintenant ?)

Au bout d’1 mois : disparition totale des coliques, des pleurs, des selles « bizarres », plus de fausse constipation et surtout plus de R.G.O.

Amélioration du sommeil (10h/24h : 8h la nuit et 2 heures en journée).

C’est donc grâce au régime sans protéines de lait de vache (P.L.V) que nous avions la piste (et la certitude avec le papa), que ma fille était intolérante ou allergique aux P.L.V.

Je peux vous dire que je ne peux même plus voir une vache en photo.

Ni doudou, ni aucune figurine de jeu pour ma fille en forme de vache.

Les histoires avec une vache ? Je tourne la page…

Et la publicité « C’est nos amis pour la vie » n’est que douleur pour moi !

Ma fille avait 3 mois et demi quand j’ai commencé le régime.

C’est fou, ce que j’en rigole (jaune) avec le recul.

L’incompétence du pédiatre « Et bien non, c’est impossible, les P.L.V ne passent pas dans votre lait madame » (* voir article qui prouvent que les PLV passent dans le LM)

« Alors quoi ? Des brocolis, du choux ou du coca, l’alcool, les médicaments peuvent faire mal au bébé, mais alors certainement pas des protéines de lait de vache ?! »

« Et puis de toute façon, vous n’arriverez jamais à faire ce régime, trop dur, il y a du lait partout! »

Ou comment dire à une mère « Vous êtes incapable et trop faible pour soulager vous même votre fille »

« Le L.A il y a que ça de vrai » dit il avec un bloc note en face de lui à l’effigie de Gallia.

Puis finalement, après avoir tapé le poing sur le bureau du pédiatre, il m’a prescrit une prise de sang qui a révélé l’allergie au 11 mois de ma fille.

Cela faisait juste 7 mois que je lui demandais…

J’ai changé de médecin, j’ai trouvé une perle au bon moment, je préfère me dire ça plutôt que de regretter de ne pas l’avoir rencontré avant.

Cela va faire 2 ans que je fais ce régime : sans protéines de lait de vache, de chèvre, de brebis et de soja.

Ma chérie va avoir 27 mois, elle va très bien, ne souffre plus, n’a plus jamais eu de reflux, sauf si écart non souhaité dans l’alimentation.

Elle dort bien, tout se passe bien pour elle, et pour moi.

Nous sommes dans le confort d’une éducation bienveillante et d’une parentalité positive qui nous a transformé avec mon mari.

Je prends plaisir à témoigner et partager autour de moi, pour faire avancer les choses, que ce soit au niveau des allergies alimentaires, mais aussi de toute cette désinformation autour de l’allaitement.

Maintenant que j’allaite un bambin, j’ai envie de me battre pour des jeunes mamans qui débutent, qui sont aussi perdues que je l’ai été.

Je suis convaincue que par mon témoignage, comme ceux que j’ai recueilli il y a 2 ans, je peux aussi aider des mamans qui rencontrent les mêmes difficultés, la même angoisse, et la même fatigue que j’ai pu ressentir.

Brisé le tabou sur le burn out maternel !

Je suis convaincue que ce qui m’a sauvée de cette interminable détresse est l’allaitement.

Aussi bénéfique pour le bébé que pour la maman.

Jamais de ma vie de femme je ne me suis sentie aussi épanouie et heureuse de donner le meilleur de moi même.

J’ai battu l’adversité avec cette confiance qu’on a tenté de m’enlever au jour le jour.

Tout était la faute de l’allaitement, « elle crève de faim » « le lait n’est pas assez riche » « il doit être acide »…et autre bons conseils de la tante Huguette.

Quand j’entends encore des conseils foireux, j’aime répondre :

« Ha mais oui, oui tu as raison, je pense que j’ai tord depuis le début, et tu m’ouvres enfin les yeux, toi Ô mon sauveur! »

Le petit silence qui s’en suit en dit long.

Mais c’est pas à 27 mois d’allaitement qu’on me la fait, et j’espère allaiter encore quelques années afin de perfectionner quelques petites réflexions.

Cet allaitement m’a réconciliée avec mon corps mais aussi avec mon esprit.

Je me sens femme, et maman accomplie.

J’ai repris le travail depuis 2 ans, j’ai tiré mon lait (contre vent et marré) pendant 21 mois et donné 7 mois au lactarium.

Je sors, je m’éclate, enfin bref, j’en fait des choses et je croque la vie à pleine dent maintenant.

J’ai le sentiment de revenir de loin. Et ma fille me le rend bien.

Quand elle me dit « J’aime le poupou maman, il est beau et il est doux », je me dis que j’ai tout gagné.

Quand je la vois sauter sur place en criant de joie « Le poupou! le poupou! » quand je rentre du travail, et qu’elle me saute dans les bras pour un câlin.

Je me dis qu’elle aussi, elle a tout gagné.

Je veux qu’elle sache un jour, que j’ai tout donné pour elle, qu’elle m’a aidé à me dépasser.

Et qu’on la fait toutes les deux grâce à l’allaitement.

– Par Virginie.

Retrouvez-la sur son groupe privé Facebook : J’allaite un bambin

* Les P.L.V passent dans le L.M : http://www.mamaneprouvette.com/2013/04/question-de-la-semaine-comment-les.html

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9 réponses à “Allaitement : entre allergie, burn out et réconciliation

  1. Ici aussi les débuts ont été très difficile.
    Et le soulagement est aussi venu de l’éviction complète des PLV de mon alimentation.
    En fait les premiers mois ce fut aussi pleurs, coliques et douleurs pour ma fille. Elle tétait à ce moment là énormément et je n’en pouvais plus. Et puis un jour elle s’est mise à pleurer et à refuser le sein de plus en plus.
    J’ai alors, avec l’aide de mon mari supprimé toutes les protéines de lait de vache de mon alimentation et là comme par miracle elle s’est remise a tété normalement.
    Mais alors dés que je mangeais un micro gramme de beurre cela recommencait. Après deux minutes de tété elle se mettait à pleurer.
    Incroyable ! Un vrai détecteur de PLV. Et scientifiquement je ne sais même pas comment cela est possible. D’ailleurs je n’en ai parlé à personne du monde médical de peur qu’on me prenne pour une folle.
    J’ai cessé tout écart et nous n’avons plus eu de problèmes avec les tétés.
    Est-ce que les PLV accentuait mon jet de lait ce qu’elle ne supportait pas ? Peut-être.
    Avec l’arrivée de la diversification alimentaire j’ai introduit un peu les fromages et les yaourghts sans que cela lui pose le moindre problème à mon grand étonnement.
    Aujourd’hui elle a 15 mois, elle tète toujours et elle mange normalement.
    Et moi je me suis aussi remise à manger du fromage et du beurre.

  2. Waouw quel récit !
    Je suis en plein allaitement de mon deuxième et la question de l’intolérance au lactose m’est venue aussi. Il a souvent mal au ventre, ne fait pas de selles tous les jours. Il a 4 mois et est très souvent aux bras, il dort de moins en moins bien. Et depuis quelques jours ne s’endort qu’aux bras !
    Je me sent vraiment concerné par cet article.
    Merci de votre témoignage.

  3. Merci pour cet article. Pour ma part même sentiment du « heuresement » que j’allaite: une année complète en allers retours à l’hôpital pour asthme et diagnostic tardif d’épilepsie. Courbe de poids bien mauvaise à cause de cette attente car allaitement toujours incriminé alors que je leur soutenais que les malaises étaient autre chose. … aujourd’hui encore elle remonte très lentement et les médecins continuent d’essayer de me faire arrêter pour qu’elle ait plus d’appétit à table. … je reste persuadée que ça provoquerait l’effet inverse. …

  4. QUelle joie de vous lire !!! mon fils est allergique également aux PLV (eczéma) et ca était très compliqué au début !! Les lobbying du lait de vache sont vraiment très très puissant !! Pour la plupart des medecins c’était normal de faire de l’eczema bébé ! j’espère que cela changera…. plus ça va et plus je me dis que très peu de bébé tolère le lait de vache… Et je suis bien contente d’avoir radicalement changer mon alimentation grace à mon ptit bout ! Merci pour ce beau témoignage ! le burn-out maternelle on n’en parle pas assez non plus…. On est bien seule lorsque l’on devient mère dans notre belle société moderne…

  5. Courage ! Cette écoute que tu as su développer c’est un si beau témoignage d’amour. Les gens n’y comprennent rien, ton lien mère fille est déjà, malgré le jeune âge basé sur la confiance, l’intelligence avec comme obsession le bienêtre, tu n’as jamais été une mauvaise mère, bien au contraire ! Bravo

  6. J’avais les larmes aux yeux en vous lisant tellement je nous ai reconnu…
    Ma seconde fille a un an de moins que la vôtre et le même gabarit à la naissance. Avec un précédent allaitement de 20 mois, je n’ai pas eu cette fois de réflexions. A ses 3.5 mois j’ai suspecté une allergie aux PLV, je n’ai eu aucun soutien de la famille ou de son médecin : tu exagères, tu en fais trop, passe eu lait en poudre (sic), c’est impossible car pas de terrain allergique dans la famille. Seule ma SF et conseillère en allaitement m’a soutenu et conseillé de suivre mon instinct. En dix jours de régime d’éviction des PLV ma vie a changé… plus de symptôme et un bébé enfin souriant (mais des nuits toujours pourries). J’étais au bout du rouleau me remettant sans cesse en question et j’ai aussi fait un début de burn out. Mon mari a refusé de le voir, le reste de ma famille ne l’a également pas compris ou même vu. J’ai pris l’initiative de consulter une psychologue, elle m’a sauvé et a surtout sauvé ma relation avec ma fille car malgré tout l’amour que j’avais pour elle elle m’a épuisée moralement et physiquement.
    Votre témoignage me soulage car je me sens moins seule…

  7. Merci pour ce billet, qui permet de se sentir moins seule dans ces moments de doutes où tout le monde autour de moi nr comprend pas pourquoi je m’accroche à mon allaitement et me fait des remarques du type « tu as allaité 2 mois c’est déjà énorme pourquoi tu n’arrêtes pas ? Tu as vu dans l’état que tu es ?! » Ben oui, je suis cuite, je dors plus, je fais peur… Et alors ? Mon gnome est en pleine forme à part les coliques d’après tétée. Je suis en test sur mon alimentation en supprimant lactose et soja et bizarrement il y a du mieux !

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