« Je suis perdue »

Tétée... flashée !

Tétée… flashée !

A mesure que les semaines et les mois d’allaitement passent, beaucoup de mères se sentent de plus en plus seules : face à leur choix pas toujours compris, ni respecté, mais aussi dans leur expérience quotidienne.

Si les images d’allaitement et de tétées heureuses fleurissent quand le bébé à 1 semaine, 1 mois, voire 6 mois, elles deviennent bien plus rares et confidentielles quand l’enfant se met à marcher, parler, ou avoir de jolies petites dents.

Nombreux sont les professionnels de santé mal formés, ou mal informés, qui sont dans les faits strictement incapables d’accompagner un allaitement au-delà de la période sacrée de la diversification, entre 4 et 6 mois.

Si un consensus semble se dessiner autour des notions d’allaitement aux signes d’éveil, puis à la demande, pour les premiers mois, les mères se retrouvent parfois bien dépourvues quand il s’agit de vivre le tournant de l’allaitement d’un enfant qui grandit.

« Je n’ai aucune référence autour de moi », « Je me sens perdue dans cet allaitement », « Comment savoir si je fais ce qu’il faut ? » ou encore « J’ai perdu tous mes repères » sont des confessions parfois douloureuses que nous font de nombreuses mères.

Je ne pense pas détenir de vérité absolue concernant l’allaitement accompli, sous prétexte que mon fils s’est sevré de sa propre initiative à 4 ans et quelques, mais j’aimerais partager ici quelques clés qui pourraient s’avérer utiles, pour vous, ou pour des amies.

N’hésitez pas à commenter pour partager et transmettre ce « savoir » empirique que nous avons en nous.

Je reste persuadée qu’en matière d’allaitement maternel, il n’y a rien à apprendre – mais plutôt tout à comprendre. Un peu comme pour la parentalité positive, à partir du moment où la « logique » derrière les préceptes est intégrée, comprise, et qu’on s’y retrouve complètement, alors tous les comportements et réactions deviennent naturels et les inquiétudes s’effacent.

Il est important de comprendre l’allaitement, et de comprendre qu’allaiter un nouveau-né ou un bébé est bien différent de l’allaitement d’un bambin ou d’un petit enfant. 

Regardez votre enfant, regardez comme il a changé, grandi depuis sa naissance. Ses besoins ont évolué, ses interactions se sont amplifiées, sa personnalité jaillit dans son regard et ses gestes.

Allaiter un bébé, c’est avant tout devancer ses besoins, d’alimentation, de sécurité, de réconfort car il est incapable encore de s’exprimer clairement. L’allaitement à la demande lui permet de bien grandir, bien grossir, de renforcer son système immunitaire… Rien de nouveau !

Jusqu’à un an au moins, le lait doit rester l’aliment principal de l’enfant, ce qui veut dire que la diversification ne doit en aucun cas passer en premier ou entraver l’allaitement. Les tétées sont prioritaires sur la découvertes des aliments solides, et de leurs textures.

Même avant l’âge d’un an, l’enfant sait bien souvent exprimer ses émotions, l’anxiété, la peur, ou un mal-être. Chez les enfants allaités, ce lien lacté étant tellement fort et central dans leur vie, ces émotions sont parfois exprimées au travers de l’allaitement : un enfant qui demande tout à coup le sein « tout le temps », ou qui le rejette de façon abrupte (grève de la tétée), qui se met à mordre de façon régulière ou taper le sein… tous ces comportements sont des signes que quelque chose ne va pas.

Une baisse de lactation, peut-être (notamment en cas de reprise du travail, de retour de couches, de prise de contraception hormonale), peut « énerver » l’enfant qui voit le débit de lait se réduire.

Une angoisse, suite à un changement de rythme de vie (début de la crèche, déménagement, séparation avec le parent-repère en journée ou la nuit…) peut s’exprimer par des soucis d’allaitement.

Rien n’est jamais irréversible : prenez le temps d’écouter votre enfant, de comprendre ce qu’il « dit ». 

Avec un bambin, l’allaitement devient encore plus un échange, un partage, ce n’est plus juste vous qui « donnez le sein », mais l’enfant qui « le prend (ou pas) ». Dans cette relation, vous êtes tous les deux actifs, et chacun s’exprime à sa façon.

Si vous vous absentez longtemps, votre enfant pourrait vous le reprocher en refusant de téter, ou au contraire en ne vous lâchant pas pendant plusieurs jours.

Ce n’est pas l’allaitement ou vos seins qui posent souci, ne le pensez jamais, mais peut-être que votre perception de la relation d’allaitement doit évoluer pour vous permettre de la vivre pleinement.

Au fil des mois, quand les solides prennent plus de place dans l’alimentation de l’enfant, le nombre de tétées va diminuer, souvent, mais rien n’est linéaire – comme les émotions.

Il n’y a aucune règle précise sur le nombre de tétées par jour, ou par nuit, et il y a autant de relations d’allaitement que de relations mère-enfant. 

Le plus important, c’est de bien comprendre que si vous restez disponible pour votre enfant, il saura prendre ce dont il a besoin pour s’épanouir.

Si vous ne pouvez pas être toujours disponible, l’enfant peut exprimer cette frustration ou combler ses besoins sur des périodes plus courtes, et être très demandeur.

N’oubliez jamais que votre sein est source de sécurité, de sérénité, de réconfort, d’amour, de force pour votre enfant. Bien au-delà du lait !

Prenez plaisir dans cette relation tout en douceur, écoutez votre enfant, écoutez-vous aussi, reconnaissez vos besoins et vos limites, et parlez-en avec votre conjoint et votre enfant, qui peut tout à fait comprendre.

L’allaitement d’un bambin doit se faire « sans prise de tête » : sans compter les tétées, sans se sentir marginalisée, sans devoir se cacher. Soyez juste la mère que vous êtes, lâchez prise, laissez-vous vivre et profiter.

Ne subissez pas cette relation, célébrez-la ! Vous donnez le meilleur de vous-même, et votre enfant sait très bien où le trouver.

Faites-vous confiance, et restez assurées que même si en apparence les mères « longues allaitantes » sont rares, nous sommes toujours là, pour vous écouter et vous soutenir.

N’hésitez jamais à vous rendre à une réunion Leche League (ou autre association de votre département) spéciale bambins, ou à rejoindre le groupe Facebook Les Seintes près de chez moi, pour rencontrer d’autres mères d’enfants allaités, partager et normaliser ensemble l’allaitement accompli.

Publicités

19 réponses à “« Je suis perdue »

  1. Merci pour cet article qui tombe à pic avec ce que je vis en ce moment.
    Ma fille va avoir un an et je me pose parfois des questions sur son rythme, son alimentation, ma capacité à avoir encore la quantité de lait qu’il lui faut… Je retiens que la clé réside dans le lâcher prise et la confiance en nous deux.
    J’espère continuer encore longtemps, en partie grâce à vous!

  2. Merci ! Mon fils aura 3 ans en juillet et je commence à ressentir de la gêne à dire que j’allaite toujours ! pourtant c’est toujours aussi magique et simple entre lui et moi, mais je ne sais pas… j’angoisse à l’idée de ne pas savoir le sevrer (pourtant il ne tête plus qu’une à 2 fois par jour)… bref moi aussi j’arrive dans l’inconnu

  3. Ce billet est parfait! Ma Fripouille vient d’avoir 23 mois et nous allaitons toujours et c’est idéal comme ça! Je ne pensais pas allaiter si longtemps… Mais notre allaitement et notre relation s’est construite autour et avec!

  4. Merci pour ce message,

    Je reviens d’une visite PMI toute retournée. Mon fils a bientôt 17 mois et il commence à décrocher de sa courbe de poids. Il était plus haut des courbes! Son poids stagne depuis qu’il marche! Il grandit bien, il va bien mais je le nourrirais mal parce que je le laisse manger et têter quand il en a envie!
    Stop à ces rdv PMI! Déjà ils m’incitaient à le diversifier à 4 mois, parce que des études menées par des industriels prouvaient que c’était bon pour les bébés! Aujourd’hui, il va bien mais il pourrait avoir des carences! Oui mais il va bien! Mais ça n’entre pas dans la théorie PMI. .. Il s’endort au sein ? Pas bien …..
    Je me reprends. Merci pour ce message qui m’encourage à écouter mon enfant, à écouter ce qui se passe en lui, à nous faire confiance. Il adore manger, il adore le lait mais il n’a pas toujours envie de manger ce qu’on lui propose. Il sait demander quand il a faim. Il sait dormir tout seul, quand il est à la crèche (2 jours par semaine ) mais préfère la chaleur de la tétée le soir. Je veux lui donner tout le réconfort dont il a besoin. Il tetera tant qu’il voudra, apprenons à nos enfants à s’écouter aussi. Ça fera moins de personnes stressées plus tard. Plus en accord avec elles mêmes. Plus humaines. Merci encore pour tes encouragements.

  5. Bonjour,
    ma fille vient d’avoir 3 ans et demi, et je l’allaite toujours. Je ne m’étais jamais posé de questions sur le rythme, le nombre, la durée des tétées jusqu’à l’été dernier (elle a eu 3 ans au mois d’août) lors d’une période un peu creuse des vacances, où les journées sont longues et chaudes, pas toujours remplies d’activités et où nous étions ensemble 24h/24 (en vacances dans la famille). Elle a alors commencé à réclamer des tétées de plus en plus souvent, dès qu’elle s’ennuyait un peu, dès que je restais près d’elle à bouquiner, ou tout simplement me reposer. On en était arrivé à 10 tétées par jour et cela faisait trop pour moi. Si je m’étais mise à compter, c’est qu’effectivement je n’en pouvais plus. A la rentrée de septembre, j’ai mis des limites en lui expliquant, et en y allant progressivement. Une tétée le matin au réveil, une pour la sieste (ou temps calme en milieu de journée) lorsque je ne travaille pas et une le soir au moment du coucher (qui l’aide encore à s’assoupir). Lorsque je suis en vacances (je suis enseignante donc c’est souvent!) je nous accorde une tétée supplémentaire dans la journée en cas de fatigue/ennui.
    De même en cas de grosse frayeur, de gros chagrin, bref, une tétée réconfort n’est jamais refusée, et c’est parfois moi qui la propose.
    Pour les tétées de nuit, nous y sommes également allés progressivement, mais ça, je m’en rends compte seulement aujourd’hui. Je n’en pouvais plus d’être réveillée la nuit et j’ai dit « stop ». Lorsqu’elle réclamait, je la prenais avec moi dans mon lit, un gros calin et elle se rendormait. Ca n’a pas été simple, ni rapide. Il y a eu des pleurs, de l’énervement, pendant quelques mois, mais aussi du réconfort et des explications. Aujourd’hui je pense pouvoir dire qu’elle est sevrée de nuit depuis… 2 mois!
    Je précise que j’ai un entourage « aidant » dans le sens ou je ne me suis jamais sentie jugée par ma famille, même s’il y a souvent eu des questions du type « Tu l’allaites encore? Jusqu’à quand? » mais toujours dans la bienveillance.
    Je ne sais pas si j’ai bien fait, si je fais bien encore aujourd’hui. J’ai simplement écouter mon corps, qui rejetait certaines tétées, avec une boule de nerf qui montait dans mon ventre petit à petit. Je n’avais jamais dit « non » à une tétée, j’ai beaucoup culpabilisé parce que je voyais bien que ça lui faisait de la peine. Même si je compensais par un calin. Aujourd’hui on a un bon rythme toutes les deux et je pense qu’on le tiendra jusqu’au sevrage naturel. J’espère.
    Ce qui est sûr c’est que je n’ai jamais parlé de tout ça à mon médecin ni à celui de ma fille. Seulement à mon mari qui nous voyait malheureuses et qui ne savait pas quoi dire. Le monde médical, ça fait longtemps que je ne lui parle plus d’allaitement.
    Mais je suis impatiente de lire les témoignages d’autres mamans.

  6. Merci pour cet article, vous avez mis les mots sur ce que je ressentais mais avais du mal à expliquer. Passés les 6 mois d’allaitement « courants » j’ai ressenti cette gêne, notamment à la crèche où tout est fait pour les bébés non allaités, au point de devenir gênée pour dire à quelle heure la dernière tétée a eu lieu, passés les 8 mois…
    Pour mon premier allaitement (normalement arrêté à 2 ans et demi mais repris vers ses 3 ans avec l’arrivée du petit frère) je n’ai pas eu de soucis car j’ai passé la première année à la maison, et tout s’est déroulé naturellement. Mais pour le deuxième (qui a 8 mois), il passe ses journées à la crèche et quand il tète depuis peu il s’énerve, j’ai le sentiment qu’il n’a plus assez de lait. Et là je suis perdue car je ne sais plus à qui en parler… le médecin, qui m’avait prescrit un lait spécial diarrhée lors de sa dernière maladie alors que je lui avait dit qu’il ne prend pas le biberon, non, il ne saura pas me conseiller, du coup j’ai recommencé à tirer le lait à midi pour stimuler la lactation, en me cachant dans les toilettes de l’entreprise car pas d’autre solution. Heureusement que sur internet je peux fouiller et trouver des articles comme celui-ci, merci les seintes, continuons à communiquer, échanger sur nos expériences, c’est le meilleur soutien! bon allaitement à toutes.

  7. Très important de défendre ce droit à l’allaitement maternel, une jeune maman peut se lancer dans l’aventure et y perdre sa motivation première si elle n’est pas très bien entourée et ce s’est pas bien documenté sur le sujet …
    C’est le meilleur lait pour le bébé ne lui enlevé pas ce privilège …. ❤ ❤

  8. Évidemment on parle beaucoup de l’enfant dans l’article, mais je crois que les mamans ont tendance à s’oublier. Mon fils a 28 mois, et depuis ses 20 mois, l’allaitement commence à me peser … surtout qu’à ce moment là j’étais 24h/24 avec mon fils, alors j’ai commencé à essayer de réduire le nombre de tétées, maintenant, je réduis aussi la durée, et il m’arrive de dire carrément « non, j’ai pas envie ». Je vais peut-être en choquer certaines, je me suis battue pour allaiter au début, ca n’a pas été facile pour qu’il prenne bien le sein, après il y a très vite eu les micro-crevasses qui font mal à pleurer, après il y a eu 4 jours en pédiatrie où le stress et le manque de sommeil ont bien failli tuer mon allaitement, j’ai jeté toutes mes forces dans la bataille pour triompher de cela … mais voilà, l’enfant grandit, et nous aussi nous avons le droit d’écouter nos désirs et de souhaiter que la relation évolue ! Le lien lacté est un lien fort, mais il dont continuer d’être souhaité et apprécié par les deux parties …. parce qu’une relation un peu à contre coeur, et bien c’est une mauvaise relation … et je considère que mon fils et moi méritons mieux que ça !, Donc je me respecte en disant parfois non, et je lui apprends ainsi à respecter les souhaits d’autrui … parfois ça le frustre un peu, cela le rend un peu triste, il résiste au changement, comme nous tous, et pourtant je trouve cela essentiel. Je ne le frustre pas pour le frustrer, je le fais pour maintenir mon bien être à moi … on pourra me considérer comme égoïste si on veut, cependant pour moi, on ne peux bien prendre soin de personne au détriment de soi … être parent est un marathon, et quand on sent qu’on a besoin d’une pause, de boire, de manger … de se ressourcer, il faut le faire, sinon on ne tiendra pas la distance !!!

      • Oui on évoque cela, mais bon « ne subissez pas cette relation, célébrez la », ça ne laisse pas beaucoup de place pour avoir envie d’arrêter … je ne remets pas en cause le texte il dit plein de choses intéressantes, mais je crois qu’il est dans la nature des mères de s’oublier au profit de leur enfant, donc juste dire une phrase ou deux dans un article si long au sujet du respect que les femmes se doivent à elles-mêmes, c’est symptomatique de ce que vivent les mères, elles pensent peu à elles, ce pourquoi j’ai souhaité enfoncer le clou … 😉

        • Je pense que si on est bien entourée, épaulée, aidée, on fait toujours passer les besoins de l’enfant avant le reste. C’est en tout cas une des valeurs de ce blog, et il n’est effectivement jamais vu comme une option de forcer un sevrage précoce.
          En l’occurrence, je ne pense pas que ce soit « aidant » de penser que stopper un allaitement avant son accomplissement va augmenter le respect que la femme a d’elle-même…

  9. Maman de cinq enfants, dont 4 que j’ai porté et allaité, j’ai eu des expériences d’allaitement à chaque fois différentes…
    Pour mon aînée, je l’ai allaité jusqu’à ma reprise de travail à ses 6 mois et c’est elle qui un matin n’a plus voulut têter…j’ai trouvé que c’était un peu tôt et mon manque d’expérience m’a peut-être fait prendre une grève de tétée, pour une réelle envie d’arrêter….
    Pour ma seconde, elle a été allaitée pendant une année et c’est moi qui ai arrêté, j’étais fatiguée…et là super découverte, elle a fait une intolérance au lait de vache…je me suis même demandée si je ne pouvais pas reprendre mon allaitement…et puis je n’ai pas osée…
    Pour nos deux derniers, je voulais les allaiter et cela a été extraordinaire…ils ont été allaités pendant 2 ans 1/2 et cela a été des moments formidables!!! et pourquoi?? parce que je me suis fait confiance et à eux aussi!!! Et pourtant ce n’était pas simple : le regard des autres au début est bienveillant mais passé 6 mois, 1 an, allaiter encore et en plus des jumeaux cela dérange! J’ai été très bien entourée par mon mari, mon médecin, l’infirmière de PMI qui a toujours été d’un grand réconfort…
    Je crois que le secret d’un allaitement qui se passe bien : c’est de se faire confiance, de s’écouter et d’écouter son enfant, sans se préoccuper de ce qui se passe autour de nous, faire ce qui nous semble bon. Ce qui marche pour les uns n’est pas forcément applicable aux autres, chaque expérience est unique!
    Profitez de ces doux moments…

  10. Bonjour,

    Merci encore pour cet encouragement. Mon enfant a 17 mois. J’aimerais avoir votre avis sur le fait que le père veuille mettre fin à l’allaitement, parce que la relation mère enfant, est trop intense. Cododo, forte proximité mère enfant, une grande place est laissée au bébé. Je souhaite allaiter notre enfant jusqu’à ce qu’il ne le veuille plus (j’allaite la nuit aussi, donc cododo , les soirées avec mon homme quand il est là, sont courtes car je suis fatiguée assez tôt,j’ai toujours été une couche tôt mais les journées avec bébé m’épuisent). La journée,quand il est là , on peut se retrouverquand 2 jours par semaine, je fais garder notre fils . Mais il préfère bosser de plus en plus. Ça me met la pression. J’essaye d’organiser des moments intimes avec mon homme, mais je ressens qu’il veut que ce soit comme avant. Avez vous connu cela?
    Merci pour vos témoignages.

    • @sunlight : je pense que si tu arrêtes uniquement pour faire plaisir à ton homme, tu vas garder une rancoeur envers lui et ça n’arrangera pas votre relation au contraire. Dans ce que tu décris, on dirait qu’il prend pour prétexte l’allaitement mais que ce n’est pas le réel problème. Si ton fils tete encore la nuit, c’est qu’il se reveille et même si tu arretes l’allaitement et le met dans son lit, il ne va pas faire ses nuits par magie : qui va alors se lever pour le cajoler toute la nuit, ton mari? Ou toi, mais tu ne seras pas plus dans le lit conjugal! Ce qui me frappe, c’est que ton homme assimile l’allaitement à une relation trop fusionnelle mere-enfant. C’est peut-etre le cas mais l’allaitement n’est certainement pas le seul responsable. Que fait ton homme pour prendre sa place auprès de son enfant (et toi, l’encourages tu à faire des choses seul avec son enfant?) : l’a t il porté? Massé? Le garde t il parfois tout seul? Sort il seul faire les courses ou une promenade avec lui? Organise t il des moments de jeux seul avec son enfant? Il constatera alors par lui-même qu’on est bien obligé parfois de se caler sur le rythme de l’enfant… Mais c’est mieux s’il en fait lui-même l’expérience que si tu te contentes de lui dire en théorie! Bon courage

      • Merci Biboumam. Ce que tu me dis m’inspire beaucoup.Se caler sur le rythme de l’enfant. Je vais m’axer dessus auprès de mon mari. C’est justement le problème. Il a du mal à comprendre ou accepter que les rythmes de bébé sont différents des nôtres. Je pense aussi que s’il ne sait pas s’écouter lui-même, il peut avoir du mal à entendre ceux de son fils.

        Bonne journée.

        • C’est vrai que devenir parents nous bouscule bcp dans notre être, réveille notre histoire, déstabilise le couple dans ses projets etc… C’est une jolie aventure mais elle est pleine d’imprévus et nécessite bcp de remises en question pour grandir avec son enfant… Alors ce n’est facile pour personne… Bon courage!

  11. Je me pose parfois pas mal de questions, certainement trop. Autant on valorisait mon allaitement au début, autant maintenant qu’il se prolonge, j’ai le sentiment que les gens trouvent cela « bizarre ». Mais bon, j’écoute son coeur et le mien. Et on verra jusqu’où ça nous mènera…Ton texte m’a beaucoup émue. Merci!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s